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Attaque au hachoir à Paris : le point sur l'enquête

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Lors d'un conférence de presse ce mardi, le procureur du parquet national antiterroriste, Jean-François Ricard, a annoncé que le principal suspect de l'attaque survenue vendredi dernier à Paris avait reconnu avoir 25 ans, et non 18. Sa garde à vue levée, il sera présenté à un juge dans l'après-midi.

Le procureur du parquet antiterroriste a tenu une conférence de presse ce mardi 29 septembre.
Le procureur du parquet antiterroriste a tenu une conférence de presse ce mardi 29 septembre. © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le procureur du parquet antiterroriste, Jean-François Ricard, a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi après l'attaque survenue vendredi dernier dans le 11e arrondissement de Paris, qui a fait deux blessés près des anciens locaux de Charlie Hebdo. On a appris que le principal suspect avait reconnu ne pas avoir donné sa bonne identité.

Le principal suspect dit être âgé de 25 ans, et non 18

Il dit maintenant s'appeler Zaheer Hassan Mahmoud, être né au Pakistan en 1995. L'assaillant avait initialement déclaré s'appeler Hassan Ali et être né en 2002, c'est sous cette identité qu'il a bénéficié de l'aide sociale à l'enfance à son arrivée en France il y a deux ans. 

Mais les enquêteurs ont trouvé la photo d'un passeport dans son téléphone. Il a tout d'abord contesté l'authenticité du document avant de reconnaître "qu'il s'agissait de sa véritable identité et qu'il était âgé de 25 ans", a déclaré Jean-François Ricard. Le procureur a confirmé que le suspect "était totalement inconnu de l'ensemble des services de renseignement". Il n'avait écopé qu'un rappel à la loi pour port d'arme prohibé il y a peu.

L'homme a expliqué avoir quitté le Pakistan en 2018, et être arrivé dans l'Hexagone en août de cette même année. "Il s'est présenté le 17 août 2018 aux services sociaux du Val d'Oise", a souligné Jean-François Ricard. Entre 2019 et 2020, il a fait l'objet d'un suivi du tribunal pour enfants de Pontoise, et n'avait pas de titre de séjour.

Une attaque préparée

Le principal suspect a également raconté avoir regardé des vidéos d'un mouvement pakistanais qui organisait des manifestations suite à la nouvelle publication des caricatures de Mahomet par le journal satirique Charlie Hebdo. Dans son téléphone, a été retrouvée une vidéo datée du 25 septembre à 8h02. D'une durée d'1 min 59, il dit être "en colère", "pleure et évoque Dieu", et explique vouloir se "révolter", mais ne fait allégeance à aucun groupe terroriste particulier.

"Il a de manière constante reconnue la matérialité des faits", a souligné le procureur antiterroriste. L'homme avait préparé son acte, il a reconnu avoir procédé "à des repérages les 18, 22 et 24 septembre" rue Nicolas Appert, sans savoir que Charlie Hebdo avait déménagé. 

L'assaillant voulait incendier les locaux

Le matin de l'attaque, il s'est rendu à Saint-Denis "pour acheter un hachoir, un marteau et trois bouteilles de White-spirit". "Il avait le projet d'entrer dans les locaux du journal, puis de les  incendier, a précisé Jean-François Ricard. Il était seul lors de ces achats selon les caméras de vidéosurveillance.

En apercevant les victimes, l'homme a pensé "que ces dernières travaillaient pour Charlie Hebdo", il a alors décidé de s'en prendre à elles.

Une des victimes toujours hospitalisée

L'attaque, "d'une extrême violence", a duré entre 15 et 20 secondes, a souligné le procureur. Deux victimes, un homme et une femme salariés de la société de production Premières lignes, ont été blessées. L'homme souffre d'une "fracture du crâne, il est toujours hospitalisé dans un état très grave", entraînant au moins trois mois d'incapacité de travail. 

La femme touchée a quant à elle encore "plusieurs plaies et fractures au visage", entraînant huit jours d'incapacité temporaire de travail.

Présenté à un juge ce mardi après-midi

Le procureur antiterroriste a annoncé la levée de la garde à vue du principal suspect à 12h35 ce mardi, "à l'issue du délai légal de 96 heures en matière de terrorisme". L'assaillant va être présenté à un juge dans l'après-midi, en vue de sa mise en examen pour "tentative d'assassinats" terroristes et "association de malfaiteurs terroriste". 

Le parquet national antiterroriste, qui a ouvert cette information judiciaire au terme de sa garde à vue, a requis son placement en détention provisoire. 

Les cinq dernières personnes de son entourage placées en garde à vue ont été remises en liberté mardi sans charges retenues contre elles à ce stade.

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