Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Attaque de la mosquée de Bayonne : réquisitoire définitif de non-lieu après la mort de Claude Sinké

-
Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

L’enquête judiciaire sur l'attaque de la mosquée de Bayonne en octobre 2019, arrive à son terme. Malgré la mort en prison du suspect, Claude Sinké, la procédure a suivi son cours. Le réquisitoire du parquet demande un non-lieu. Sur fond de racisme, l'affaire avait fait deux blessés graves.

Mosquée de Bayonne, de nuit, le lundi 28 octobre
Mosquée de Bayonne, de nuit, le lundi 28 octobre © Radio France - Stephane GARCIA

En dépit de la mort de Claude Sinké le 20 février 2020 au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan, l’enquête judiciaire s'est poursuivie jusqu'en ce début d'année. Elle est désormais close avec le réquisitoire définitif de non-lieu signé par le procureur de la République de Bayonne le 19 février dernier. 

Le 28 octobre 2019 le retraité landais de 84 ans s’attaquait avec une arme à feu à deux fidèles devant la mosquée de Bayonne. Poursuivi pour "tentatives d'assassinat", Claude Sinké est décédé en détention à la suite d'un infarctus, avant qu'il ne soit jugé devant la cour d'assises.

Arme à feu

Les faits, les raisons de son acte et la mort derrière les barreaux. L'histoire peut se résumer ainsi. Il est 15 heures ce 28 octobre 2019 sur le parking de la mosquée de Bayonne. La scène est filmée par quatre caméras de surveillance. Le retraité de l’armée arrive au volant de sa Ford Fiesta. Apres avoir mis le feu à la porte d'entrée du lieu de culte à l'aide d'un liquide inflammable, il tire deux coups de feu sur un véhicule et deux hommes qui se trouvent sur le parking. Les deux Marocains âgés de 74 et 78 ans sont grièvement blessés et transportés à l’hôpital. 

Arrestation à son domicile 

Une demi-heure après les faits, Claude Sinké est arrêté par les policiers à son domicile de Saint-Martin-de-Seignanx dans les Landes, où il est revenu en vitesse. L'habitation est un pavillon tranquille dont la porte d'entrée est ornée d'un drapeau français. Dans la maison, lors de la perquisition, les enquêteurs de la Pj de Bayonne découvrent de nombreuses armes et munitions, dont un revolver Smith et Wesson 357 Magnum, un pistolet Luher 9 mm et un fusil calibre 16. Des armes acquises légalement dans le cadre de la pratique du tir sportif. 

Les policiers saisissent aussi une lettre rageuse adressée au bâtonnier de Bayonne et au procureur de la République de Dax, dans laquelle il explique vouloir porter plainte contre le président Emmanuel Macron. Candidat lors des élections départementales de 2015 sous l’étiquette Front National, il avait été écarté du parti.

Un acte de représailles

Lors de sa garde à vue, Claude Sinké reconnaît les faits, mais affirme qu'il ne voulait tuer personne. Il justifie ses actes en parlant de représailles. Il estime en effet que l'incendie de la cathédrale de Paris était d'origine criminelle. Pour lui c’était un attentat islamiste. Il explique avoir fomenté cette vengeance contre la mosquée de Bayonne et avoir effectué une quinzaine de repérages avant de passer à l'acte. Il explique être passé à l’acte en raison d'un sentiment de mort imminente, en raison de son état de santé déclinant. Claude Sinké était atteint d'un cancer de la moelle épinière.

Personnalité trouble

Né à Meknes, au Maroc en septembre 1935, Claude Sinké est un ancien de la guerre d'Algérie. Veuf au moment des faits, il n'a bénéficié d'aucune complicité lors de la préparation de l'attaque de la mosquée et lors des faits. Il a agi seul et la justice n'a jamais pu démontrer le caractère terroriste de l’opération. Aucune maladie mentale n'a été constatée par les médecins, mais sa personnalité à "tendance paranoïaque" s'est traduite par une altération de son discernement au moment des faits. Le parquet de Bayonne demande un non-lieu en raison du décès du suspect. Ne manque que la signature du juge instructeur. L'action publique est désormais atteinte et Claude Sinké ne sera donc jamais jugé par un tribunal populaire. 

Les victimes ont engagé des procédures civiles et espèrent obtenir des compensations financières auprès du fond de garantie.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess