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Faits divers - Justice

Attaque de militaires à Nice en 2015 : le procès de Moussa Coulibaly s'ouvre ce lundi

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Moins d'un mois après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, un assaillant avait attaqué trois militaires au couteau en plein centre de Nice. Son procès pour "association de malfaiteurs terroriste" et "tentatives d'assassinats terroristes" s'ouvre ce lundi devant les assises de Paris.

Moussa Coulibaly, lors de sa présentation à un juge de Nice en février 2015
Moussa Coulibaly, lors de sa présentation à un juge de Nice en février 2015 © Maxppp - Franck Fernandes

Nice, France

Moins d'un mois après les massacres de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, un délinquant radicalisé attaquait au couteau trois militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice : le procès de Moussa Coulibaly, 35 ans, s'ouvre ce lundi devant les assises de Paris. 

L'attaque, le 3 février 2015, au coin de l'avenue Jean Médecin et de la rue de la Liberté, tout près de la place Masséna, avait été entièrement filmée par les caméras de surveillance de la ville. L'assaillant, originaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines) et qui venait d'être refoulé de Turquie, avait blessé deux militaires avec un long couteau tandis qu'un troisième était parvenu à le maîtriser. Les trois militaires surveillaient l'accès à un centre communautaire abritant très discrètement, dans une cour en retrait de la rue, le Consistoire israélite de Nice, Radio Chalom et une association juive.

De Nice aux portes de la Syrie en passant par la Corse

Selon la vidéosurveillance, Moussa Coulibaly passe trois fois tout près des soldats dans l'heure précédant l'agression, ce 3 février 2015. Peu après 14h, il se dirige vers un premier militaire, fait tomber devant lui un sac contenant une bouteille d'eau pour faire diversion, se saisit du couteau dissimulé dans sa manche et lui porte un coup, le blessant à la lèvre et à l'avant-bras. Il frappe au visage un deuxième militaire venu au soutien de son collègue, avant que le troisième soldat ne le fasse chuter au sol, permettant son interpellation. 

Mais lors de son passage à l'acte, il est déjà dans le viseur des autorités. Le 25 janvier 2015, il avait quitté, en toute discrétion, son domicile de région parisienne pour rejoindre Nice. Il était ensuite parti pour la Corse, où il ne restera qu'une nuit, avant de prendre un vol pour la Turquie, porte d'entrée de la route du jihad en Syrie, en passant par Rome.   

Alertée, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait demandé aux autorités turques de le refouler, ce qu'elles avaient fait le 29 janvier.  

Il encourt la perpétuité

A son retour en France, Moussa Coulibaly, entendu par la DGSI, avait nié vouloir se rendre en Syrie, affirmant qu'il faisait du tourisme. Surveillé par des policiers du renseignement, il avait été vu à Nice menant une vie de vagabond désœuvré dans les jours précédant l'attaque.

Selon les juges antiterroristes qui ont ordonné son renvoi devant une cour d'assises spéciale, uniquement composée de magistrats professionnels, il semble avoir évolué durant l'instruction, acceptant de se soumettre à une expertise psychiatrique et disant regretter ses actes. Jugé pour "association de malfaiteurs terroriste" et "tentatives d'assassinats terroristes", Moussa Coulibaly encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu jeudi.

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