Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Attaque de Paris : six gardes à vue en cours, une vidéo à l'étude

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Paris

Ce dimanche soir, six gardes à vue étaient toujours cours dans l'enquête sur l'attaque au hachoir vendredi à Paris qui pensait viser Charlie Hebdo et a fait deux blessés graves.

Après la dernière attaque terroriste à l'arme blanche devant les anciens locaux de Charlie Hebdo.
Après la dernière attaque terroriste à l'arme blanche devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. © Maxppp - Olivier Corsan

Dimanche soir, six gardes à vue étaient toujours en cours dans l'enquête sur l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés à Paris vendredi : celles du principal suspect (dont la garde à vue a été prolongée de 48 heures), l'homme se présentant comme Hassan A., de trois anciens colocataires de son appartement de Pantin, de son petit frère et d'une connaissance. Au total, cinq gardes à vue ont été levées.

Les enquêteurs s'intéressent toujours à l'identité de celui que le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard a qualifié dès vendredi d' "auteur principal" de l'attaque qui a fait deux blessés graves devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Cet homme se présente comme Hassan A., âgé de 18 ans, né à Mandi Bahauddin, au Pakistan.

Le principal suspect

Inconnu des services spécialisés sous cette identité, l'homme "parle un peu le français, mais bénéficie d'un traducteur en ourdou pour sa garde à vue". L'identité d'Hassan A. correspond à celle d'un jeune homme entré en France encore mineur, il y a trois ans. Il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance dans le Val-d'Oise jusqu'à sa majorité en août dernier, et il n'aurait présenté "aucun signe de radicalisation", selon le conseil départemental.

Reste une autre question centrale pour le enquêteurs : le mobile. En plein procès de l'attentat meurtrier de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique, l'homme "assume son acte" qui visait Charlie Hebdo, sans savoir que l'hebdomadaire ne se trouvait plus là. Et cette attaque intervient "dans le contexte de la republication des caricatures (du prophète Mahomet, ndlr) qu'il n'a pas supportée".

Une vidéo à l'étude

Les enquêteurs s'intéressent à une vidéo de l'assaillant, un élément révélé samedi par l'hebdomadaire Le Point, confirmant le caractère prémédité de l'acte. "On le voit en train de pleurer, de chanter, il assume son geste par anticipation en évoquant la republication des caricatures, c'est une sorte de manifeste, il annonce son passage à l'acte, mais ce n'est pas une allégeance à une organisation", selon source proche de l'enquête.

Dans ce document de deux minutes, qui a circulé dans le week-end sur les réseaux sociaux, l'homme qui se présente comme "Zaheer Hassan Mehmood" revendique son geste à venir, sans faire allégeance à une quelconque organisation, et l'explique par "les caricatures du prophète Mohammed qui ont été faites". 

"Aujourd'hui, vendredi 25 septembre, je vais les condamner", ajoute-t-il, revendiquant avoir pour "guide" le mollah Ilyas Qadri, chef de file de Dawat-e-Islami, un groupe religieux apolitique et non-violent d'inspiration soufie, basé au Pakistan.

De héros à suspect...

Le soir même de l'attaque, vendredi, un homme, initialement considéré comme suspect, a été placé en garde à vue. "Youssef", un Algérien de 33 ans, a été relâché samedi matin. L'homme, un "héros" selon son avocate, avait en réalité tenté d'arrêter l'attaquant au couteau, ce que l'enquête a corroboré.

Paul Moreira, journaliste de l'agence Premières lignes, a remercié Youssef sur Twitter samedi soir. "Nous savions qu'un ouvrier avait couru pour attraper le terroriste contre Premières lignes. Nous ne savions pas qu'il était soudain devenu le 'deuxième suspect' exposé partout comme 'Algérien'. Il s'appelle Youssef. Merci pour votre courage, Youssef".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess