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Faits divers - Justice

Attaque des militaires de Sentinelle : crise de panique ou acte d'un manipulateur ?

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Deuxieme jour du procès de Raouf El Ayeb ce mardi aux assises de la Drôme. L'homme qui a foncé sur les quatre militaires de sentinelle devant la mosquée de Valence le 1er janvier 2016 est apparu hier comme "assommé" par ses médicaments, pendant que les experts débattaient de sa santé mentale.

Le dossier des avocats des parties civiles aux assises de la Drôme
Le dossier des avocats des parties civiles aux assises de la Drôme © Radio France - Nathalie de Keyzer

Valence, France

Raouf El Ayeb, ce père de famille de Bron près de Lyon, est accusé d'avoir voulu tuer quatre militaires de l'opération sentinelle le 1er janvier 2016 en leur fonçant dessus en voiture devant la mosquée de Fontbarlettes.  Hier au premier jour du procès, la cour d'Assises de la Drôme a entendu deux experts psychiatres sur l’état mental de l'accusé le jour des faits. Deux versions qui s'opposent. 

Manipulateur ou malade ?

Pour le premier expert qui a examiné Raouf El Ayeb un mois et demi après les faits, aucun doute : l’homme adapte son discours en fonction de ses interlocuteurs. Une fois, il se décrit comme fanatique religieux face à un juge. Une autre fois, il se dit suicidaire voulant se faire tirer dessus par les militaires. Le second expert au contraire parle d'un homme dépressif depuis des mois qui ce jour là est pris d'une crise de panique. Ce deuxième expert a examiné l'accusé plus de deux ans après les faits alors qu'il était déjà soigné pour schizophrénie en détention. 

Un homme aimable et renfermé 

En fin d'audience hier, c'est la femme de Raouf El Ayeb qui s'est avancée vers la barre. Plutôt frêle, la mère de ses trois enfants serre ses bras contre son corps et raconte que quatre ans après elle ne s'explique toujours pas le geste de son époux. Un homme aimable, gentil, patient. Un homme devenu religieux et renfermé à partir de 2014 quand son affaire de peintre en bâtiment a périclité. Elle dit aussi que la veille il avait été aux urgences de l'hôpital de Valence : "son cœur battait trop vite, il avait peur de mourir." Et ce symptôme aurait recommencé le lendemain. Raouf El Ayeb a assuré à l'un des médecins expert : 

"Mon cœur battait très fort, c'est monté à la tête et m'a forcé à foncer sur les militaires."

Dans le box des accusés, Raouf El Ayeb semble depuis ce lundi comme assommé par les traitements qu'il prend contre sa schizophrénie. La voix un peu pâteuse, le débit un peu lent, il s'est très peu exprimé lors du premier jour d'audience. Face à lui sur les banc des parties civiles, il n'y a que trois des quatre militaires qu'il a renversés. Le quatrième, celui qui a failli être écrasé sous la voiture de Raouf El Ayeb, est absent. Il se  dit incapable de venir affronter le regard de celui qui a voulu le tuer. 

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