Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, un quartier sous le choc

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Une attaque au hachoir a fait deux blessés, ce vendredi 25 septembre. L'agression a eu lieu à Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Une ambiance anxiogène et un goût de déjà-vu pour le quartier qui avait déjà connu un attentat meurtrier en janvier 2015.

Pompiers et policiers mettent en place un périmètre de sécurité près de la rue Nicolas Appert (Paris 11).
Pompiers et policiers mettent en place un périmètre de sécurité près de la rue Nicolas Appert (Paris 11). © Radio France - Mathieu MESSAGE

Une attaque au hachoir a fait deux blessés, ce vendredi 25 septembre. Deux suspects ont été interpellés après avoir agressé deux membres d'une société de production audiovisuelle. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

Une attaque qui s'est déroulée dans le 11e arrondissement de Paris, et qui rappelle des mauvais souvenirs renvoyant à l'attentat de Charlie Hebdo, qui avait eu lieu au même endroit le 7 janvier 2015. Un fort dispositif a été déployé pour appréhender les suspects et sécuriser le périmètre. Une ambiance anxiogène, et un goût de déjà vu pour les habitants du quartier.

Un souvenir douloureux

Patricia est encore bouleversée par la nouvelle. Les mains tremblantes, la gérante de la boulangerie l'Atmosphère confie sa surprise et son inquiétude à l'annonce de cette attaque :

"En pleine psychose de la COVID-19, on n'aurait jamais pensé qu'il y ait à nouveau un problème devant les locaux de _Charlie Hebdo_. Je connais des gens qui travaillent dans cet immeuble et ça m'angoisse. J'espère qu'ils vont bien, c'est juste horrible que ça puisse se reproduire à nouveau."

Un dispositif de sécurité mis en place rue du Chemin Vert (Paaris 11), à 100 mètres des anciens locaux de Charlie Hebdo.
Un dispositif de sécurité mis en place rue du Chemin Vert (Paaris 11), à 100 mètres des anciens locaux de Charlie Hebdo. © Radio France - Mathieu MESSAGE

Philippe habite à quelques mètres du lieu où s'est déroulée l'attaque. Il lui a été demandé de rester enfermé chez lui et n'a pu sortir que lorsque les forces de l'ordre ont autorisé la circulation. Il a assisté au déploiement de la police et des militaires présents sur place. Une scène qui lui a rappelé de mauvais souvenirs :

"C'est une répétition angoissante de ce qu'il s'est passé il y a quelques années... Avec les mêmes sirènes, le même bruit qui résonne dans le quartier. Je ne vais certainement pas tomber dans le désespoir ! Par contre il y a de la colère, de l'incompréhension, par rapport à ces gens qui n'ont aucune tolérance. C'est navrant d'avoir dans notre société des personnes aussi monstrueuses."

Situation délicate pour les riverains

Bernard est un habitué du quartier. Exaspéré, il fait le lien avec les attaques de 2015 : "Il y a le procès des attentats de Charlie Hebdo qui a lieu en ce moment, alors je pense que c'est sans doute lié. Je ne sais pas quand est-ce-que ça va s'arrêter. Comme beaucoup de monde, j'aimerais bien que ça s'arrête bientôt car c'est horrible."

Tout le quartier a été bouclé en début d'après midi.  Les écoles aux alentours ont demandé à leurs élèves de rester dans leur classe. Myriam, est animatrice dans une école primaire près du boulevard Richard-Lenoir. Elle a du garder les élèves enfermés, sans créer de panique :

"La directrice est venue nous voir pour nous annoncer qu'il y avait une situation grave à l'extérieur. On ne devait pas transmettre d'inquiétude aux enfants, on devait rester vigilants et calmes. On leur a dit qu'il y avait quelque chose d'inhabituel mais sans donner trop de détails.  Mais cette situation me donne envie de gerber. Avec ce que l'on vit en ce moment, il ne manquait plus que ça. Je trouve ça inhumain ! S'attaquer comme ça à des personnes, c'est une _véritable barbarie_."

Cette nouvelle attaque ne fait que rouvrir une cicatrice que le quartier tentait de panser depuis 2015.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess