Faits divers – Justice

Attaque du commissariat de Joué-les-Tours : garde à vue prolongée pour quatre hommes

Par Xavier Louvel, France Bleu Gironde, France Bleu Touraine et France Bleu mercredi 14 octobre 2015 à 13:32

Commissariat de Joué-les-Tours
Commissariat de Joué-les-Tours © Maxppp - Patrice Deschamps

Quatre hommes restaient en garde à vue jeudi au lendemain de leur arrestation dans l'enquête sur l'agression de policiers au commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) le 20 décembre 2014.

L'opération a été commandée par le parquet antiterroriste de Paris. Quatre hommes ont été interpellés mercredi : deux à Joué-les-Tours, dans le quartier sensible de la Rabière, un à Montoire-sur-le-Loir dans le Loir-et-Cher, et le dernier à Bordeaux (opérations conjointes menées par la sous-direction antiterroriste avec le soutien du Raid). Les quatre suspects ont été placés en garde à vue pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et ils y étaient encore jeudi. 

Ces quatre personnes appartiennent à l'entourage de l'agresseur du commissariat de Joué-les-Tours. Ils pourraient être liés à la mouvance salafiste et auraient pu apporter une aide logistique. 

Des interpellations qui posent la question d'un acte isolé

Bertrand Nzohabonayo, un jeune habitant de Joué-les-Tours avait 21 ans, converti à l'Islam, affichait un drapeau du groupe djihadiste Etat islamique sur son compte Facebook. Dans le commissariat, le 20 décembre dernier, il avait blessé trois policiers avec son couteau avant d'être abattu par les policiers, en "légitime défense" a très vite précisé le procureur de Tours. Avait-il crié Allah Akbar (Dieu est grand en arabe) lors de l'agression? Les témoins de la scène ne l'ont pas tous entendu. Ses parents sont persuadés qu'il n'avait rien d'un terroriste. Il n'était pas fiché, contrairement à son frère connu pour des positions radicales.

L'enquête vise à déterminer si Bertrand Nzohabonayo a agi de sa propre initiative ou dans le cadre d'une action organisée.