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Faits divers – Justice DOSSIER : Attentat mortel à Strasbourg sur le marché de Noël

Attentat de Strasbourg : qui sont les victimes du tireur du marché de Noël ?

mercredi 12 décembre 2018 à 11:07 - Mis à jour le jeudi 10 janvier 2019 à 22:01 Par Blandine Costentin et Olivier Vogel, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

L'attaque perpétrée en plein marché de Noël de Strasbourg mardi 11 décembre a fait cinq morts et onze blessés. Les cinq personnes tuées sont un touriste thaïlandais, un journaliste italien et trois Strasbourgeois.

L'intervention des secours mardi soir dans le centre de Strasbourg.
L'intervention des secours mardi soir dans le centre de Strasbourg. © AFP - ABDESSLAM MIRDASS

Strasbourg, France

Le bilan de la fusillade perpétrée le 11 décembre dans les rues de Strasbourg s'établit à cinq morts et onze blessés, dont certains dans un état grave. Le tueur a été abattu par la police le 13 décembre. Début janvier, il ne restait plus qu'une victime hospitalisée à Strasbourg.

Cinq victimes décédées

La première des victimes tuées est Pascal Verdenne, un père de famille strasbourgeois, frappé devant la brasserie La Stub. Cet ancien salarié du Crédit agricole, âgé de 61 ans, venait de prendre sa retraite cette année. Il a été abattu alors qu'il attendait sa femme, sur le trottoir devant la brasserie.

Le mausolée en hommage à Pascal Verdenne, tué le 11 décembre, devant le restaurant La Stub, à Strasbourg. - Radio France
Le mausolée en hommage à Pascal Verdenne, tué le 11 décembre, devant le restaurant La Stub, à Strasbourg. © Radio France - Lucile Guillotin

Un Thaïlandais de 45 ans, Anupong Suebsaman est également mort dès le mardi soir, touché à la tête. Selon la presse de Bangkok, ce touriste était arrivé la veille en France avec son épouse.

Un Strasbourgeois d'origine afghane est la troisième victime décédée. Prénommé Kamal, ce garagiste de 44 ans était venu passer la fin de journée au marché de Noël avec ses enfants. La mosquée Eyyub Sultan, qu'il fréquentait, a diffusé sa photo. Il a succombé au lendemain de l'attentat.

La quatrième victime décédée est un journaliste italien. Antonio Megalizzi était présent à Strasbourg, à l'occasion de la session plénière du Parlement européen. Il travaillait pour Europhonica, un réseau de radios associatives. 

Barto Pedro Orent-Niedzielski, surnommé Barteck, est décédé dimanche, cinq jours après l'attentat. Ce Strasbourgeois de 36 ans, originaire de Katowice en Pologne, était présent devant le bar "Les Savons d'Hélène" avec le journaliste italien. Selon des proches, ils se seraient interposés pour empêcher Chérif Chekatt de pénétrer dans le bar. Très connu à Strasbourg, sa disparition a soulevé une intense émotion.

Pour les blessés, dont certains sont très grièvement touchés, la reconstruction sera longue.

L'état psychologique est terrible" 

Dès le 12 décembre, France Bleu Alsace a recueilli le témoignage de Christelle Lorho, une commerçante de la rue des Orfèvres, où le tireur a ouvert le feu. Sa fille Jeanne, 18 ans, a été blessée au bras, ses jours ne sont pas en danger. "Une de mes salariées m'a téléphonée pour me dire que Jeanne s'était fait tirer une balle dans le bras. C'était un carnage total devant la boutique (...) le gars a tiré sur quelqu'un, ils ont a pris la fuite et il les a poursuivi vers la place du marché neuf. C'est là qu'il a tiré la balle sur Jeanne". "L'état psychologique est terrible pour notre fille et nos salariés" explique encore Christelle Lorho.

Un percussionniste vosgien de 28 ans, Jérémy Raoult, qui devait se produire au bar Les Savons d'Hélène, a été grièvement touché. Un autre musicien du groupe a également été touché.

Une étudiante messine qui se promenait avec son ami a été sérieusement blessée au buste. Sa vie n'est plus en danger, annonce jeudi la famille de Lola. Elle a reçu aussi des messages de soutien du Supporter-Club du FC Metz, dont son père est le trésorier.

Les victimes ont reçu des blessures par balles, mais aussi des coups de couteau. Selon le professeur Pascal Bilbault, responsable du Samu et des urgences à Strasbourg, elles sont âgées de 18 à 65 ans", ce sont "des personnes en bonne santé, qui se promenaient"

En un mois, plus d'un millier de personnes sont passées par la cellule d'urgence médico-psychologique

Un centre d’accueil des familles avait été installé par la préfecture à la cité de la musique et de la danse, place Dauphine, pour informer et accompagner les proches de victimes., ainsi qu'une cellule d'urgence médico-psychologique. En un mois (mise à jour du 11 janvier 2019), cette cellule a a accueilli plus d'un millier de personnes. Elle restera ouverte "plusieurs semaines voire plusieurs mois", assure son responsable, Dominique Mastelli.

Deux plateformes téléphoniques, mises en place par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg pour le suivi psychologique, sont toujours actives début 2019. Il faut composer le 03.88.11.62.12 pour les adultes, le 03.88.11.52.48 pour les mineurs.

La ville de Strasbourg est en deuil : le marché de Noël a été fermé pendant deux jours et toute manifestation ou opération festive annulée. Il a rouvert quand la traque du terroriste a pris fin. Le gouvernement a relevé le plan Vigipirate au niveau "urgence attentat".