Faits divers – Justice

Attaque au couteau à Marseille : plusieurs personnes interpellées

Par Fabien Le Dû, France Bleu Provence, France Bleu Vaucluse et France Bleu mardi 3 octobre 2017 à 17:05 Mis à jour le mardi 3 octobre 2017 à 23:02

 C'est au 28 de la rue Sainte, dans le centre de Marseille, que la perquisition a eu lieu
C'est au 28 de la rue Sainte, dans le centre de Marseille, que la perquisition a eu lieu - Capture d'écran Google Maps

Au moins cinq personnes ont été interpellées à la suite de perquisitions ce mardi à Marseille et placées en garde à vue pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste" après les meurtres au couteau de deux jeunes femmes dimanche à la gare Saint-Charles.

Ce mardi dans le centre de Marseille, dans un immeuble d'apparence modeste de la rue Sainte, "Les hauts du Vieux-Port", une opération de police a abouti à l'arrestation de plusieurs personnes. Un habitant de l'immeuble, Youssef Zismati, a vu vers 14 heures "cinq ou six policiers arriver, dont certains cagoulés", a-t-il raconté à l'AFP. "Ils sont ressortis avec un individu aux cheveux gris et courts, un peu chauve, qu'ils ont mis dans une voiture", a-t-il ajouté.

C’est l’exploitation technique du téléphone portable de l'auteur de l'attaque de dimanche à Marseille qui a permis à la police d’identifier des cibles.

Les enquêteurs savent également que l'assaillant a dormi dans l'agglomération marseillaise samedi soir. Sous la houlette de la justice antiterroriste, ils cherchent à cerner la personnalité d'Ahmed H., 30 ans, abattu après avoir perpétré son crime au cri d'"Allah Akbar".

Des chants religieux sur son téléphone portable

Les enquêteurs ont déjà établi que l'homme était en situation irrégulière, détenteur d'un passeport tunisien. Les autorités tunisiennes l'ont formellement identifié et ont fait savoir que cet homme avait pour habitude de voyager en Europe sous plusieurs identités, mentant sur sa nationalité, tantôt marocaine, tunisienne ou algérienne.

Les enquêteurs auraient retrouvé dans son téléphone portable des vidéos de chants religieux, appelés "Nasheed", sans que l'on puisse pour autant rattacher l'auteur à Daech.

Vendredi 29 septembre, il avait été placé en garde à vue pour vol à l'étalage à Lyon, puis avait été relâché le samedi. Le lendemain, il tuait à coups de couteau deux cousines de 20 ans, Mauranne et Laura, sur le parvis de la gare Saint-Charles. Un acte revendiqué par l'organisation État islamique dans la soirée.