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Attentat au Mali : cinq morts dont un Français, le parquet de Paris ouvre une enquête

Par Germain Arrigoni, France Bleu samedi 7 mars 2015 à 16:04 Mis à jour le samedi 7 mars 2015 à 20:45

Le restaurant La Terrasse, très fréquenté par les expatriés, a été la cible de cette attaque à Bamako, la capitale du Mali
Le restaurant La Terrasse, très fréquenté par les expatriés, a été la cible de cette attaque à Bamako, la capitale du Mali © Reuters

Des assaillants ont tué cinq personnes dans la nuit de vendredi à samedi, dont un Français et un Belge, dans une fusillade visant un restaurant de Bamako, au Mali. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.

C'est le premier attentat qui vise des Occidentaux dans la capitale du Mali. Un Français, un Belge et trois Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans un restaurant du centre de Bamako, l'attaque la plus meurtrière dans la capitale malienne depuis le lancement en janvier 2013 de l'opération Serval par la France contre les groupe jihadistes occupant le nord du Mali. 

L'attaque, qualifiée de "terroriste" par un policier . Elle survient à un moment crucial des négociations de paix entre le gouvernement malien et la rébellion armée à dominante touareg. Outre les tués, la fusillade a fait au moins huit blessés. Le groupe islamiste Al Mourabitoune, dirigé par Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué l'attaque selon le site internet mauritanien d'informations Al Akhbar.

VIDÉO. Les lieux ont été bouclés après la fusillade.

Enquête ouverte

Selon des témoins et des sources policières, au moins un homme armé est entré peu après minuit à "La Terrasse", un restaurant apprécié des expatriés. Il a lancé des grenades avant d'ouvrir le feu, puis jeté deux autres grenades en partant en direction d'une patrouille de police, tuant un policier.

Les deux suspects arrêtés par la police malienne sont des délinquants maliens de droit commun mais ne sont "pas impliqués" dans l'attentat. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (Sdat). 

Condamnation de la communauté internationale

Le chef de l'Etat français François Hollande a dénoncé "avec la plus grande force le lâche attentat" de Bamako. Le Premier ministre Manuel Valls s'est déclaré "horrifié" par "l'abjecte attaque terroriste"

Mongi Hamdi, le chef de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a condamné une "attaque odieuse et lâche" . Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a condamné "cette terreur lâche, ignoble qui a frappé à Bamako". Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a fustigé une attaque "horrible et lâche" .

"Mesures communes" pour renforcer la sécurité 

Le président de la République, François Hollande, et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, ont convenu après l'attentat de Bamako de "mesures communes pour renforcer la sécurité au Mali" , indique l'Elysée samedi dans un communiqué.

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