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Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Attentat de Conflans : plus de 600 personnes marchent en hommage à Samuel Paty à Rochefort

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Par France Bleu La Rochelle

Plus de 600 personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à Samuel Paty à Rochefort ce dimanche 18 octobre. Ils étaient environ 200 à Royan. Dans le cortège, l'émotion était palpable auprès des manifestants, professeurs, parents, grands-parents et enfants.

600 personnes ont marché en hommage à Samuel Paty à Rochefort.
600 personnes ont marché en hommage à Samuel Paty à Rochefort. © Radio France - Thibault Lecoq

Des marches et des rassemblements ont eu lieu ce dimanche 18 octobre en Charente-Maritime en hommage à Samuel Paty. Ce professeur décapité par un terroriste vendredi 16 octobre. Ils étaient 200 participants environ à Royan, 600 à Rochefort. D'autres rassemblements sont prévus dans le département, notamment à La Rochelle et à Saintes. 

L'émotion était présente dans le défilé. Le cortège était silencieux, pas de slogan, uniquement le brouhaha des conversations. C'est sur les pancartes que l'on pouvait lire les mots d'ordre du rassemblement, notamment sur celle d'Aurélie : "Je suis Samuel. Je suis professeur. Je continuerai d'enseigner la liberté d'expression." Nadine a choisi de porter en bandoulière, imprimé sur une feuille, un poème de Maurice Carême. 

Pour Nadine, ce poème de Maurice Carême représente le combat à mener après l'attentat qui a causé la mort de Samuel Paty.

Dans le cortège, il y a Dany, une retraité inquiète pour ses enfants et ses 10 petits-enfants. En plus de l'hommage, elle est là pour défendre la laïcité. "Je trouve qu'on n'est pas assez nombreux pour signifier d'abord le soutien à l'Éducation nationale et aux professeurs et à la laïcité en premier dans notre société. Extrêmement important. Aucune soumission. Aucune compromission. Il faut soutenir les professeurs et leur hiérarchie doit les soutenir absolument. Jusqu'à présent ça n'a pas été le cas", regrette-t-elle.

Elle est d'ailleurs venue partager son combat avec sa petite fille, Cameron, qui est en troisième. Cameron a d'ailleurs été choquée par cet attentat. "Cette situation m'a fait peur à moi. J'aime beaucoup mes professeurs et je sais qu'ils sont en stress. Du coup ça m'a énormément blessé, ça m'a même choqué. Si ça se passerait devant mon collège, je ne sais pas comment j'aurais réagi. C'est vraiment horrible", témoigne la collégienne.

C'est sur les pancartes plus que dans la voix des manifestants que l'on peut lire les mots d'ordre du rassemblement.
C'est sur les pancartes plus que dans la voix des manifestants que l'on peut lire les mots d'ordre du rassemblement. © Radio France - Thibault Lecoq

L'émotion partagée par les manifestants, c'est aussi la colère des enseignants. En classe, ils se sentent abandonnés et démunis. "Je suis extrêmement en colère", explique Iris, professeur en lycée et syndiquée Force Ouvrière. "On voit depuis des années le ministère détruire notre outil de travail. Et là, tout d'un coup, se rendre compte que l'éducation, c'est essentiel à la République."

L'éducation, c'est essentiel à la République." - Iris, professeur de lycée.

"Bah, oui, c'est vrai, l'éducation, c'est essentiel à la République. Mais pour ça, il faut des moyens, il faut des postes, il faut arrêter les contre-réformes qui détruisent." Pour elle, il faut un diplôme national et stopper Parcoursup " le meilleur moyen de livrer les enseignants aux pressions locales." Selon la professeur, les chefs d'établissement cèdent aux pressions. "C'est insupportable", conclut-elle.

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