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Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Attentat de Conflans : le terroriste avait pris des cours de lutte à Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le jeune terroriste qui a assassiné Samuel Paty vendredi soir dans les Yvelines a vécu à Toulouse il y a peu de temps. Il a notamment été licencié dans un club de lutte du centre-ville, un club dans le radar des autorités qui le soupçonnaient de pratiques radicales.

Le terroriste n'a participé qu'à trois entraînements dans ce club de lutte très fréquenté par des Tchétchènes à Toulouse (illustration)
Le terroriste n'a participé qu'à trois entraînements dans ce club de lutte très fréquenté par des Tchétchènes à Toulouse (illustration) © Maxppp - Jean-Michel Emportes

France Bleu Occitanie s'était déjà penchée en mars 2018 sur le cas de ce club de lutte à la réputation sulfureuse. Le club avait alors été mis sous étroite surveillance par les services de renseignement et la préfecture. La structure était suspectée de pratiques discriminatoires à l'égard des filles et de prosélytisme religieux.

Le terroriste n'y est resté que quelques semaines

À l'époque, en 2018, le club qui comptait 85 adhérents dont beaucoup de Tchétchènes. Il semble que ce soit d'ailleurs cette année-là que le jeune Tchétchène, auteur de l'assassinat terroriste de Conflans-Sainte-Honorine, y ait pris sa licence à l'âge de 16 ans. Mais il n'aurait participé au final qu'à trois séances avant d'être mis dehors faute d'être rigoureux aux entraînements.

Je n'en ai aucun souvenir. L’entraîneur en chef l'a évincé car il n'était pas sérieux, jamais à l'heure. — François (prénom d'emprunt), ancien membre du bureau du club

Aujourd'hui, dans ce club, 40% des 160 licenciés sont originaires de Tchétchénie, un pays où ce sport est roi. L'entraîneur diplômé actuel est lui-même issu de cette communauté. 

Finies les dérives dans ce club ?

Le club de lutte avait été taxé de pratiques discriminatoires envers les femmes. Marie, ancienne licenciée, a rencontré quelques problèmes pour lutter contre des hommes, mais cela a été très vite recadré, assure t-elle. "C'est arrivé, mais l'entraîneur est tout de suite intervenu pour dire que ce n'était pas acceptable, et certains n'ont plus eu le droit de venir". La structure avait été prise en charge par la fédération après les soupçons de dérives. Mais c'était avant 2016, affirment les anciens cadres. "S'il y a avait eu des prières dans les vestiaires, vous pensez bien que les renseignements n'auraient pas laissé le club ouvert", soupire l'ancien membre du bureau.  

Didier Brisot, le président de la fédération de lutte en Occitanie, avait lui-même pris les choses en main et menacé la structure de fermeture si ces pratiques ne prenaient pas fin.  "Il y a certes moins de filles, 25 ou 30 sur 160. Mais dans un club de lutte, il est normal d'avoir moins de féminines", explique le président pour justifier le peu de femmes dans les rangs du club.

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