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Faits divers – Justice DOSSIER : Attentat de Nice

Attentat de Nice : Bernard Cazeneuve ordonne une enquête sur le dispositif de sécurité

jeudi 21 juillet 2016 à 10:31 - Mis à jour le jeudi 21 juillet 2016 à 15:29 Par Marina Cabiten, France Bleu Azur et France Bleu

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a saisi jeudi l'Inspection générale de la police nationale "d'une évaluation technique du dispositif de sécurité et d'ordre public" le soir du 14 juillet à Nice. Le journal Libération remet en cause les propos des autorités ayant suivi l'attentat.

Hommage aux victimes de l'attentat de Nice sur la Promenade des Anglais
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice sur la Promenade des Anglais © AFP - Valery Hache

La "police des polices", l'Inspection générale de la police nationale, va mener une enquête sur le dispositif de sécurité en place le soir du 14 juillet à Nice. C'est le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qui a ordonné cette "évaluation technique" jeudi, alors que le même matin le quotidien Libération a publié un article remettant en cause les affirmations des autorités au sujet de la présence de la police nationale au moment de l'attentat.

"Démarche de transparence"

"Cette enquête administrative permettra d'établir la réalité de ce dispositif, alors que des polémiques inutiles se poursuivent", déclare jeudi Bernard Cazeneuve dans un communiqué, évoquant une "démarche de transparence et de vérité". C'est justement un "manque de transparence" qui "entame la confiance dans l'exécutif" qui est évoqué dans l'article de Libération. Le chef de l'Etat François Hollande a annoncé ce jeudi que le rapport de la police des polices sera rendu public dès la "semaine prochaine".

La police nationale absente lors de l'arrivée du camion ? 

"Contrairement à ce qu’a affirmé le ministère de l’Intérieur, l’entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n’était pas protégée par la police nationale le 14 juillet au soir" affirme le journal. Il met en doute le dispositif de sécurité détaillé par les autorités dans les heures suivant l'attentat. Ce dispositif aurait en réalité été bien plus léger selon le quotidien.

En se basant sur des témoignages ou encore sur une photo publiée dans ses pages, Libération avance notamment que contrairement à la version officielle, la police nationale n'était pas présente à l'endroit où le camion a déboulé. Seuls des agents municipaux auraient été sur ce périmètre à cette heure, car ils y auraient relevé leurs collègues de la police nationale vers 20h30. "Au moment où Lahouaiej Bouhlel contourne le barrage de Gambetta en montant sur le trottoir, poursuivant ainsi son carnage, les premiers hommes de la police nationale sont placés au cœur de la zone piétonne, à 370 mètres plus à l’est, près de l’hôtel Westminster" affirme Libération.

"A aucun moment il n'y a eu de mensonge des autorités"

Le préfet des Alpes Maritime, Adolphe Colrat, a assuré qu'"à aucun moment il n'y a eu de mensonge des autorités" sur le dispositif de sécurité à Nice le soir du 14 juillet lors d'une conférence de presse ce jeudi.

"Le point de contrôle à l'entrée de la Prom Party se situait bien au point (au niveau de la rue) Meyerbeer, tenu par six fonctionnaires de la police nationale"', Adolphe Colrat

Le préfet a décrit en détail ce dispositif de sécurité, confirmant donc les propos tenus par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve et dénonçant des polémiques "injustes et blessantes pour la police nationale". Selon le préfet, la police municipale contrôlait le premier barrage dès 21h, suivie 400 mètres plus loin par des policiers nationaux.

Le procureur de la république de Paris tiendra un point presse ce jeudi à 17h30.

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