Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Attentat de Nice

Attentat de Nice : l'enquête va se concentrer sur les auditions des parties civiles

-
Par , France Bleu Azur, France Bleu

L'information judiciaire ouverte pour "mise en danger de la vie d'autrui" concernant le dispositif de sécurité mis en place le soir du 14 juillet 2016, dure depuis deux ans. Les deux magistrats instructeurs vont désormais entendre les parties civiles.

L'information judiciaire concernant la sécurisation de la Prom Party a été ouverte en avril 2017
L'information judiciaire concernant la sécurisation de la Prom Party a été ouverte en avril 2017 © Maxppp - .

Nice, France

L'un des deux juges d'instruction en charge d'enquêter sur le dispositif de sécurité mis en place au soir de l'attentat de Nice sera déchargé cet été de ses fonctions. Il a atteint le quota de dix ans en tant que magistrat instructeur. Il sera donc remplacé. À ce stade de l'information judiciaire "les protagonistes décisionnaires sur les conditions de sécurisation à mettre en place au soir du 14 juillet 2016 ont tous été auditionnés", selon le procureur de la République de Nice, sous statut de témoins assistés.

Les magistrats vont désormais entendre ou réentendre les personnes qui se sont constituées parties civiles. "Elles doivent être auditionnées de manière précise pour comprendre quelle est la nature de leur préjudice, comment elles le justifient, où se trouvaient-elles exactement le soir du 14 juillet 2016, et comment chiffrer leur préjudice ?" explique le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, qui précise qu'entendre ces parties civiles "ce n'est pas une perte de temps". Ces derniers mois, des personnes ont continué de porter plainte, depuis janvier, on en enregistre chaque mois de nouvelles.  

Pas de mise en examen pour le moment

Les différentes auditions menées par les juges d'instruction n'ont mené pour le moment à aucune mise en examen, ce que regrette l'avocat de la famille de Yanis, enfant de 4 ans, mort dans l'attentat de Nice : "Des investigations importantes ont déjà été réalisées par les juges mais il reste des actes à effectuer. Je pense que des responsables, à la municipalité de Nice et à la préfecture, devraient être mis en examen car il existe des indices graves ou concordants laissant penser à des infractions de mise en danger de la vie d'autrui et d'homicide involontaire."

Maître Bouzrou ne s'inquiète pas de la désignation d'un nouveau juge d'instruction. Il émet des doutes sur les intentions initiales de celui qui va quitter ses fonctions : "Il avait demandé à mes clients de consigner 1.400 euros, pour que l'enquête commence. Le juge avait demandé à la famille de Yanis cette importante somme d'argent, insinuant qu'il pouvait s'agir d'une plainte abusive ."

L'information judiciaire pourrait être bouclée en décembre. Le parquet a alors trois mois pour faire un réquisitoire et les parties civiles auront trois mois pour faire éventuellement des demandes d'actes supplémentaires. 

Choix de la station

France Bleu