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Attentat de Rambouillet : une cinquième personne en garde à vue

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a fait le point ce dimanche sur l'attaque au couteau qui a fait une victime vendredi à Rambouillet (Yvelines) : un Tunisien de 36 ans a poignardé mortellement une fonctionnaire de police de 49 ans, mère de deux enfants.

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard, lors d'une conférence de presse le 16 octobre 2020
Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard, lors d'une conférence de presse le 16 octobre 2020 © Maxppp - Sébastien Muylaert

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a fait le point ce dimanche sur l'attaque au couteau qui a fait une victime vendredi à Rambouillet (Yvelines). Un Tunisien de 36 ans a poignardé mortellement une fonctionnaire de police de 49 ans, mère de deux enfants. Il s'agit selon lui de "la 17e action terroriste commise en France depuis 2014 contre des membres des forces de l'ordre". Il confirme que cinq personnes ont été placées en garde à vue dans cette affaire.

Dimanche soir, la garde-à-vue du couple du Val-de-Marne qui avait fourni un domicile administratif au tueur a été levée, "sans poursuites à ce stade" affirme une source judiciaire. Le père de Jamel Gorchene, qui l'hébergeait à Rambouillet, et deux cousins étaient, eux, toujours entendus par les enquêteurs. 

Un attentat terroriste jihadiste

Le procureur antiterroriste a confirmé qu'il s'agissait bien d'un attentat terroriste : "Au vu de la nature et de la gravité des faits, du contexte de leur commission, de la cible visée, le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance des chefs d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroristes criminelle".

Djamel G. avait effectué "avant de passer à l'acte, des allées et venues devant le bâtiment et il avait crié allahu akbar, alors qu'il poignardait la victime."

"L'exploitation de caméras de vidéosurveillance a permis de retracer le cheminement de Djamel G", a déclaré le procureur antiterroriste, détaillant le parcours du tueur. Il aurait ainsi été "enregistré pour la première fois par une de ces caméras à 12h48", avant de se diriger dans une salle de prière provisoire, puis de revenir devant le commissariat vers 14h19, "à pied, porteur d'un sac de type cabas." À 14h22, il s'arrête "devant le commissariat de police, pose son sac au sol, puis consulte son téléphone portable après avoir regardé tout autour de lui. À partir de ce moment, l'agresseur va faire des allers et retours devant le commissariat, tout en regardant dans sa direction".

La victime est alors sortie du commissariat pour changer le disque de stationnement de sa voiture, avant de rentrer à nouveau dans le bâtiment. Le tueur l'a alors suivie dans le sas de sécurité et lui a porté deux coups de couteau, "l'un à l'abdomen et l'autre à la gorge" avec un couteau "d'une longueur totale de 32cm" ayant "une lame de 22cm".

Une radicalisation "peu contestable" et des "troubles de personnalité"

"Si la radicalisation de l'agresseur paraît peu contestable, la présence de certains troubles de personnalité a pu aussi être observée", a indiqué Jean-François Ricard. "À ce titre, son père a souligné que son fils avait adopté une pratique rigoureuse de l'islam. D'un autre côté, il a également mentionné des troubles de comportement qu'il avait pu remarquer chez son fils en début d'année", a rapporté le magistrat. 

L’assaillant avait par ailleurs sollicité une consultation psychiatrique au centre hospitalier de Rambouillet le 19 février, puis avait eu un nouveau rendez-vous le 23 février. Cependant "il semble que son état n'a nécessité ni hospitalisation, ni traitement", a précisé le procureur antiterroriste. 

L'analyse du téléphone portable de Djamel G. a révélé qu'il avait "immédiatement avant de passer à l'acte, consulté des vidéos de chants religieux, glorifiant le martyre et le jihad". Le procureur antiterroriste a précisé qu'un coran et un tapis de prière ont été saisis dans le scooter et le cabas du tueur. 

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