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Faits divers – Justice

Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray : ces policiers qui ont donné l’assaut

mercredi 26 juillet 2017 à 17:20 Par Antoine Quevilly, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Saint-Étienne-du-Rouvray commémorait ce mercredi le 1er anniversaire de l'attentat qui a coûté la vie au père Jacques Hamel le 26 juillet 2016. Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur a également décoré 16 policiers qui ont participé à l'assaut.

Ils ont mené l'assaut dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016
Ils ont mené l'assaut dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016 © Radio France - Antoine Quevilly

Rouen, France

«On a très vite compris que c’était sérieux, et que ce n’était pas comme d’habitude... » Pour d’évidentes raisons de sécurité, les deux policiers garderont l’anonymat. Lors de l’assaut le 26 juillet 2016 au matin devant l'église Saint-Étienne à Saint-Étienne-du-Rouvray, le premier dirigeait l’équipe de la BAC, la Brigade Anti-Criminalité, et le second la BRI, la brigade de recherche et d’intervention. Seize policiers qui avaient participé à l'assaut ont été décorés par le ministre de l'Intérieur un an après les événements. De l’émotion, il y en a eu lorsqu’ils ont reçu la médaille, mais pas le jour de l’attentat, pour celui qui dirigeait la BRI : « C’est passé tellement vite… A ce moment-là, c’est vraiment le professionnel qui prend le relais. On a ce voile professionnel qui englobe le cerveau. On commence à mettre en place la technique d’intervention. L’émotion vient quand tout est fini ». Son collègue de la BAC renchérit : « Ce jour-là, on a fait notre travail. En sécurité publique, on est des généralistes. Le lendemain, il faut reprendre les mesures plus quotidiennes d’assistance aux personnes ».

On a travaillé de concert"

Hormis le père Hamel qui était déjà mort avant l’arrivée des forces de l’ordre, tous les otages ont été sauvés durant l’opération. C'est bien la complémentarité des services qui a permis le succès de l'opération, selon le policier de la BRI : « On a travaillé de concert, police judiciaire et sécurité publique, et ça a vraiment été un plus énorme pour nous », Grosse satisfaction aussi pour le fonctionnaire de la BAC : « Sans la BRI, je ne suis pas sûr qu’on aurait pu donner l’assaut parce qu’on a besoin de leur technicité. Et eux avaient besoin de nous, parce qu’on s’était entraîné ensemble. Ça nous a permis d’intervenir dans les conditions de sécurité les moins précaires ».

L’image la plus belle, la libération des otages

Depuis un an, le quotidien a repris ses droits, mais le policier de la BAC repense t-il souvent à ce 26 juillet au matin ? « Oui, j’y repense. Pas comme un événement traumatisant mais comme un événement qui marque une vie. C’est quelque chose qui nous a soudé ». Et son collègue de la BRI de conclure : «L’image la plus belle pour nous, c’est la libération des otages. Ces gens qui sortent… le devoir est accompli. Moi, toute ma carrière, je vais m’en souvenir, de cette opération… »