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Faits divers – Justice

Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray : que savaient vraiment les renseignements ?

jeudi 4 janvier 2018 à 18:34 Par la rédaction, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Plus d'un an après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, Mediapart révèle que les services de renseignements avaient connaissance des projets d'un des tueurs. Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel a été égorgé par deux terroristes de l'organisation Etat islamique.

L'église de Saint-Étienne-du-Rouvray où le père Jacques Hamel a été égorgé par deux terroristes de l'organisation État islamique le 26 juillet 2016.
L'église de Saint-Étienne-du-Rouvray où le père Jacques Hamel a été égorgé par deux terroristes de l'organisation État islamique le 26 juillet 2016. © Radio France - Bénédicte Courret

Saint-Étienne-du-Rouvray, France

"La direction du renseignement de la préfecture de police de Paris a eu connaissance des messages d'un des tueurs du père Hamel une semaine avant l'assassinat du religieux". D'après le site internet Mediapart dans un article publié ce jeudi 4 janvier (article payant), les services de renseignements avaient connaissance des projets des auteurs de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. Le 26 juillet 2016, deux hommes sont entrés dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray et ils ont égorgé le prêtre qui officiait pour la messe avant d'être abattus à la sortie du bâtiment religieux. 

À l'entrée de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, un portrait du père Jacques Hamel, égorgé le 26 juillet 2016. - Radio France
À l'entrée de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, un portrait du père Jacques Hamel, égorgé le 26 juillet 2016. © Radio France - Bénédicte Courret

D'après l'auteur de l'enquête publiée par Mediapart, Matthieu Suc, l'un des deux hommes, le terroriste Adel Kermiche, mentionnait dans les messages repérés par les renseignements une attaque dans une église et mentionnait Saint-Étienne-du-Rouvray (sa ville d'origine). 

La note rédigée par un brigadier aurait patienté en attente de validation en plein mois de juillet. Toujours selon Mediapart, une fois le prêtre assassiné, la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris aurait alors antidaté deux documents afin de masquer sa passivité.