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Dossier : Attentat mortel à Strasbourg sur le marché de Noël

Attentat de Strasbourg : retour sur une année d’enquête

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine

Un an après l’attentat du marché de Noël de Strasbourg, le 11 décembre 2018, l’enquête s’oriente vers l’hypothèse d’une entreprise individuelle. Quatre autres personnes sont mises en examen dans le dossier, dont trois sont sous les verrous.

Cherif Chekatt était un délinquant multirécidiviste qui s'était radicalisé
Cherif Chekatt était un délinquant multirécidiviste qui s'était radicalisé © Radio France - Grégoire Lecalot

Le 11 décembre 2018, Cherif Chekatt, un délinquant multirécidiviste radicalisé et fiché S, tuait cinq passants et blessait dix personnes au cœur du marché de Noël de Strasbourg. Deux jours plus tard, cet homme de 29 ans, était abattu par une patrouille de police dans le quartier de Neudorf. Après une année d'enquête, cinq personnes sont mises en examen. L'hypothèse d'une entreprise individuelle est privilégiée.

L’hypothèse d’un acte individuel

Cinq personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont quatre sont incarcérées. Elles sont soupçonnées d'avoir fourni l'arme avec laquelle Cherif Chekatt s'est livré à son équipée meurtrière. L'enquête confiée au pôle antiterroriste de Paris, semble mettre en évidence l'hypothèse d'une entreprise individuelle.

Les plus lourdes charges pèsent sur Audrey Mondjehi. On le soupçonne d'avoir été l'intermédiaire entre Chérif Chekatt et une famille de gens du voyage sédentarisés qui lui a vendu l'arme qui a servi à l'attaque du 11 décembre. Ce rappeur connu sous le nom d'1 Pulsif est une figure du quartier de Hautepierre. Il a un casier judiciaire particulièrement chargé, mais aucun soupçon de djihadisme ne pèse sur lui.

Quatre autres personnes sont mises en examen dans le dossier, dont trois sont sous les verrous. Il s’agit des membres d'une famille de gens du voyage sédentarisés, qui auraient vendu à Chérif Chekatt le revolver d'ordonnance Lebel modèle 1892 avec lequel il s'est livré à son attaque meurtrière.

Un petit délinquant qui s’est radicalisé

Avant de basculer dans le djihadisme, Chérif Chekatt avait le profil d'un petit délinquant multirécidiviste. Ce gamin de banlieue, difficile à gérer, avait été condamné près d'une trentaine de fois. Il avait connu très tôt les centres éducatifs et la prison. C'est derrière les barreaux qu'il s'est radicalisé et qu'il a été repéré pour son prosélytisme.

En 2015, il est fiché S : le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

Au cours d'une perquisition de son domicile, les enquêteurs ont retrouvé un message écrit à la main qui appelle au djihad ainsi d'une clé USB qui contient une vidéo d'allégeance à l'état islamique dans laquelle Chérif Chekatt se met en scène.

L'organisation Etat islamique a revendiqué l'attaque de Strasbourg, comme elle le fait pour la plupart des attentats. Il n’y a pourtant pas de lien avéré entre Daech et Cherif Chekatt. Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner avait indiqué que cette revendication était, comme beaucoup d'autres, "totalement opportuniste".

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