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Faits divers – Justice DOSSIER : Attentat de Nice

Attentat de Nice : une femme soupçonnée d'avoir fourni des armes au tueur remise en liberté

mardi 28 novembre 2017 à 20:04 Par Marion Chantreau, France Bleu Azur et France Bleu

Une Franco-Albanaise de 43 ans, soupçonnée d'avoir participé à la fourniture d'armes à l'auteur de l'attentat de Nice, a été remise en liberté par un juge le 21 novembre, placée sous contrôle judiciaire. Le parquet de Paris fait appel de cette remise en liberté.

L'attentat sur la Promenade des Anglais à Nice avait fait 86 morts et plus de 400 blessés le 14 juillet 2016
L'attentat sur la Promenade des Anglais à Nice avait fait 86 morts et plus de 400 blessés le 14 juillet 2016 © Maxppp - PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Nice, France

Cette femme de 43 ans, franco-albanaise domiciliée à Nice, est suspectée d'avoir participé à la fourniture d'armes au terroriste. Elle fait partie des neuf suspects mis en examen dans l'enquête sur les complicités de l'attentat commis le 14 juillet 2016 à Nice par Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Ils sont tous soupçonnés, à des degrés divers, d'avoir apporté une aide à l'auteur de l'attentat, revendiqué par le groupe État islamique, sans forcément avoir eu connaissance du projet de Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Mise en examen pour participation à la fourniture d'armes

Elle avait été arrêtée avec son compagnon moins de 48 heures après l'attentat, le 17 juillet 2016.

Le couple, pacsé, est soupçonné d'avoir cédé un pistolet automatique et une kalachnikov à l'auteur de l'attentat, et ce via un intermédiaire, un Franco-Tunisien de 21 ans, également mis en examen pour participation à une association de malfaiteurs terroriste en bande organisée.

Elle nie avoir été en contact avec le tueur

Des traces téléphoniques laissées par le tueur avaient permis de remonter jusqu'à ces suspects dont cette femme, mère de trois enfants, vivant en France depuis 27 ans et n'ayant jamais été condamnée. Elle avait nié toute implication dans un projet terroriste et affirmé ne pas avoir été en contact avec Lahouaiej Boulel.

Aux enquêteurs, elle avait raconté que le soir de l'attentat, elle faisait la fête avec des amis dans un restaurant et s'était retrouvée enfermée là, ne comprenant pas ce qui se passait.

Près d'un an et demi après, un juge des libertés et de la détention a donc mis fin à sa détention provisoire. Le parquet de Paris a décidé de faire appel de cette remise en liberté.

Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, a tué 86 personnes et en a blessé 400 autres en lançant son camion sur la foule au soir des festivités du 14 juillet 2016, un mode opératoire préconisé par l'organisation Etat Islamique. Avec son pistolet, il avait ouvert le feu sur des policiers à plusieurs reprises, avant d'être abattu.