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Faits divers – Justice

Attentat de Nice : les juges d'instruction et enquêteurs poursuivent leurs investigations sur la sécurité

jeudi 23 novembre 2017 à 8:57 - Mis à jour le jeudi 23 novembre 2017 à 20:25 Par Maxime Bacquié et Marion Chantreau, France Bleu Azur et France Bleu

La justice veut comprendre comment le terroriste est passé inaperçu sur la promenade des Anglais avant l'attentat. Dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en avril, les juges ont visité le centre de supervision urbain de la police municipale, où arrivent les images de vidéo-surveillance.

Police
Police - Maxppp

Nice, France

Comment le chauffeur du camion qui a tué 86 personnes sur la promenade des anglais le 14 juillet 2016 a-t-il pu effectuer 11 passages sur la promenade, les jours précédant l'attentat, en passant inaperçu ? Voilà ce que cherchent à éclaircir les juges d'instruction avec leur visite menée dans les locaux du centre de supervision urbain de la police municipale à Nice le 26 octobre dernier.

Une information judiciaire sur d'éventuelles failles de sécurité

Cette visite au Centre de supervision Urbain de la Police Municipale a lieu dans le cadre d'une information judiciaire, ouverte le 5 avril dernier à Nice, sur le dispositif de sécurité déployé sur la promenade des Anglais le soir de l'attentat, pour la Prom'party.

Une centaine de personnes ont porté plainte et se sont constituées partie civile. Elles considèrent, selon le procureur de Nice, qu'elles ont été mises en danger, "suite à une prétendue faute des responsables et des organisateurs de la sécurité au soir du 14 juillet".

Parmi elles, les parents du petit Yanis, 4 ans, mort dans l'attentat. Leur avocat maître Yassine Bouzrou a fait plusieurs demandes d'actes pour que l'enquête détermine si la mairie et l'État ont bien anticipé les risques d'attentats, ont bien mis tous les moyens en œuvre pour assurer la meilleure sécurité, et parer aux menaces, le soir de la Prom'party.

Une demande datant du 17 juillet 2017, portait sur l'audition des policiers municipaux, présents au centre de supervision urbaine de Nice le soir du 14 juillet 2016, et les jours précédents pour observer les caméras de vidéo-surveillance de Nice.

Une autre demande portait sur l'audition des policiers nationaux qui assuraient la sécurité ce soir-là, une confrontation entre l'ex-préfet des Alpes-Maritimes et son ex-directeur de cabinet a également été demandée car, selon l'avocat, ils n'avaient pas dit la même chose concernant le dispositif de sécurité mis en place et l'hypothèse prise en compte ou non d'une attaque au camion fou.

Les juges cherchent à comprendre comment fonctionne le CSU de Nice

"Cet acte d'instruction est parfaitement habituel et logique dans un dossier de cette nature", indique dans un communiqué Lauriano Azinheirinha, directeur général des services de la Ville de Nice." "Au cours de cette visite, les réponses à toutes les questions posées par les magistrats ont été apportées. Un procès verbal a été établi par le juge, mais aucune pièce n'a été saisie. Une réquisition judiciaire a été adressée au Directeur de la Police Municipale, pour que la Ville transmette les pièces demandées, ce que la Ville est en train de faire."

Deux juges d'instruction niçois se sont donc rendus au centre de supervision de la police municipale de Nice, là où sont envoyées les images des plus de 1.800 caméras de vidéo-surveillance de la ville. Ils se sont fait expliquer le fonctionnement du centre, des logiciels, ont posé des questions notamment sur la détection des infractions au code de la route, l'existence d'un éventuel système d'alerte automatique.

Ils ont demandé également une liste des personnels présents au centre le soir de l'attentat, selon le maire de Nice Christian Estrosi, qui considère que "les juges font leur travail", ayant "plutôt le sentiment qu'ils le font bien." Le chauffeur du camion était passé onze fois sur la promenade, entre le 11 et le 14 juillet, avec des manœuvres interdites, comme des demi-tours sur des trottoirs.

Samia Maktouf est l'avocate d'une trentaine de parties civiles, elle se dit satisfaite que deux magistrats instructeurs avancent dans leurs investigations à propos de la sécurité. C'est "une lueur d'espoir pour les survivants, les familles de victimes" et pour la manifestation de la vérité, selon elle. L'avocate espère que tout sera fait pour permettre une enquête totale et sereine.

L'avocate Samia Maktouf