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Société

Attentats du 13 novembre 2015 : quatre ans après, Clément ne se voit pas rentrer au Bataclan

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu

Il y a 4 ans jour pour jour, des terroristes attaquaient le Stade de France, les terrasses parisiennes et le Bataclan. Le vendredi 13 novembre 2015, Clément Pagnot, jeune étudiant originaire de Bondeval dans le Doubs, est pris au piège dans la salle. Témoignage.

Le Bataclan à Paris, où 90 personnes ont été tuées le 13 novembre 2015
Le Bataclan à Paris, où 90 personnes ont été tuées le 13 novembre 2015 © Radio France - Olivier Bénis

Franche-Comté, France

Il a découvert les Eagles of Death Metal pendant l'été 2015 aux Eurockéennes de Belfort : Clément Pagnot a 22 ans et il a quitté la Franche-Comté et son village de Bondeval pour étudier à Paris. Ce soir-là, le groupe américain est à l'affiche du Bataclan, scène mythique du 11ème arrondissement de la capitale. Il doit y aller avec une amie mais elle décommande au dernier moment car elle doit travailler. Clément se rend donc seul au concert. Il est au premier rang. 

La première partie se termine et les Eagles arrivent enfin sur scène, mais après 20 minutes de concert, les vies de Clément et des 1.500 personnes qui l'entourent basculent. Le jeune homme entend des rafales d'armes automatiques assourdissantes par-dessus la musique : "A ce moment-là, on a tous compris ce qui arrivait", explique-t-il. 

Il se retourne et distingue des hommes armés au fond de la salle. Dans le chaos qui règne dans le Bataclan, Clément se jette à terre pour éviter les balles. Une sortie se trouve à proximité de la scène mais il est trop loin pour y accéder. Les tireurs continuent à vider leurs chargeurs sur la foule. Alors que les terroristes sont à court de munitions, il en profite pour se rapprocher pas à pas vers l'issue de secours. "Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais je pense qu'au bout de 15 minutes j'ai enfin réussi à sortir", se rappelle-t-il.

Dans la rue, Clément ne comprend pour l'instant pas l'ampleur des événements. "Je suis allé me réfugier chez des amis qui n'habitent pas trop loin, dans le 20e arrondissement de Paris".

Vivre après l'attentat

Dans les jours qui suivent l'attaque, Clément rentre à Bondeval chez ses parents. Il consulte un psychologue, sans passer par l'association des victimes : "Je n'y suis allé qu'une fois (...) Je n'en ai pas ressenti le besoin. Une séance m'a suffi". Quand on lui demande quelle image lui reste en tête de cette soirée, Clément n'a pas de réponse claire : "C'est pas une seule image mais plusieurs. Il y a des choses qui restent, assez violentes"

Je peux pas dire que je n'y pense plus (...) mais ça va mieux

Après l'attentat, Clément Pagnot admet avoir eu des craintes lors de ses sorties, "mais à force, ça disparaît". Aujourd'hui, il retourne assister à des concerts. Quatre ans plus tard, il va bien : "Je ne peux pas dire que je n'y pense plus parce que c'est quelque chose qui reste, mais ça va mieux" assure-t-il.

Retourner au Bataclan : il l'a déjà fait mais uniquement devant, dans la rue. Rentrer dans la salle, ce n'est pas au programme : "Je pense que ça serait difficile et [je n'en] ressens pas l'envie".

Ce mercredi 13 novembre, Clément ne sait pas s'il participera aux commémorations officielles à Paris, où il vit toujours et travaille comme développeur web. Pour autant, il ira quand même se recueillir devant le Bataclan, en hommage aux 131 victimes du 13 Novembre.

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