Faits divers – Justice

Attentat évité : le suspect mis en examen pour "assassinat" et "tentative d'assassinats"

France Bleu jeudi 23 avril 2015 à 16:55 Mis à jour le vendredi 24 avril 2015 à 18:43

Un arsenal militaire a été retrouvé dans l'appartement de la résidence étudiante ou le terroriste présumé séjournait
Un arsenal militaire a été retrouvé dans l'appartement de la résidence étudiante ou le terroriste présumé séjournait © MaxPPP

Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir voulu attaquer au moins une église du Val-de-Marne, a été mis en examen ce vendredi après-midi, pour "assassinat" et "tentative d'assassinats" en relation avec une entreprise terroriste, selon une source proche du dossier.

Sid Ahmed Ghlam a été présenté aux juges ce vendredi à l'issue de sa garde à vue et a été mis en examen pour "assassinat" et "tentative d'assassinats" en relation avec une entreprise terroriste.

Assassinat et tentative d'assassinats

Cet Algérien de 24 ans est soupçonné par les enquêteurs d'avoir tué une jeune femme de 32 ans, Aurélie Châtelain, dont le corps a été retrouvé dimanche dans sa voiture à Villejuif, banlieue du sud de Paris où il aurait envisagé d'attaquer une ou deux églises catholiques.   

Une femme de son entourage âgée de 25 ans, interpellée mercredi à Saint-Dizier (Haute-Marne), "a été laissée libre à l'issue de sa garde à vue" , ajoute le procureur. 

Cinq attentats déjoués ces dernières semaines

L'attentat que le jeune homme comptait perpétrer dimanche a été évité presque par hasard, car, blessé à l'artère fémorale, il a dû appeler les secours. Les enquêteurs le soupçonnent notamment de s'être blessé lui-même en attaquant Aurélie Châtelain, la jeune femme qui a été retrouvée morte dimanche à Villejuif . Ce crime aurait pu être commis pour s'emparer de la voiture de la victime. 

Jeudi en début de matinée, Manuel Valls a déclaré que ces derniers mois, "cinq attentats ont été déjoués en France ". "La menace n'a jamais été aussi importante, nous n'avons jamais eu à faire face à ce type de terrorisme dans notre histoire ", a-t-il déclaré sur France Inter, ajoutant qu'à l'heure actuelle, 1.573 Français ou résidents sont considérés comme impliqués dans des filières terroristes.