Faits divers – Justice

Attentat évité : un possible complice de Ghlam mis en examen

Par Julie Guesdon, France Bleu jeudi 30 avril 2015 à 9:46

L'étudiant algérien avait dissimulé une partie de son arsenal de combat dans un véhicule volé
L'étudiant algérien avait dissimulé une partie de son arsenal de combat dans un véhicule volé © MaxPPP

Un homme de 33 ans a été mis en examen mercredi dans le cadre de l'enquête sur d'éventuelles complicités du terroriste présumé Sid Ahmed Ghlam, qui prévoyait de commettre un attentat contre des églises. Placé en détention provisoire, il nie être impliqué mais son ADN a été retrouvé dans un véhicule volé où Ghlam conservait une partie de son arsenal de combat.

Les enquêteurs sont toujours à la recherche d'éventuels complices de Sid Ahmed Ghlam. Ce mercredi, un homme de 33 ans a été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes en relation avec une entreprise terroriste.

Son ADN sur un gilet pare-balle et dans un véhicule volé

Selon le Parquet de Paris, l'ADN du suspect a été retrouvée dans un véhicule volait qui contenait une partie de l'arsenal dont disposait Sid Ahmed Ghlam, qui prévoyait alors de s'en prendre à une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Il a été placé en détention provisoire

> Ce que l'on sait sur Sid Ahmed Ghlam

Avant lui, deux autres personnes avaient également été placées en garde à vue ce week-end en région parisiennes. Elles ont depuis été relâchées et ne sont à ce jour pas poursuivies.

> Plusieurs nouveaux suspects placés en garde à vue ce week-end

Le complice présumé est également mis en examen pour recel de vol en bande organisée et usage de fausses plaques d'immatriculation en relation avec une entreprise terroriste. En plus du véhicule, son ADN a également été retrouvé sur un gilet pare-balles en possession de l'islamiste.

Selon son avocat, le suspect est "un père de famille" n'est pas "musulman radical" avéré et est "dépassé par ce qui lui arrive". S'il reconnait "un certain nombre de faits", "il n'a jamais eu la volonté ni la conscience de participer à un projet terroriste". Déjà condamné pour une affaire de droit commun sans lien avec des projets terroristes, il a été identifié grâce à son ADN, enregistrée au Fichier national des empreintes génétiques.