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Attentat raté près de Notre-Dame de Paris : la jihadiste Inès Madani rejugée en appel

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

La jihadiste Inès Madani, aujourd'hui âgée de 24 ans, est rejugée en appel à partir de ce mardi devant la cour d'assises spéciale de Paris. Elle avait été condamnée à 30 ans de prison en première instance pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame de Paris, en septembre 2016.

L'attentat avait raté près de Notre-Dame
L'attentat avait raté près de Notre-Dame © Maxppp - Benoit Hasse

La jihadiste Inès Madani, condamnée pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame en septembre 2016, est rejugée en appelà partir de ce mardi devant la cour d'assises spéciale de Paris. La jihadiste est âgée aujourd'hui de 24 ans. En première instance, en 2019, elle avait été condamnée à trente ans de réclusion criminelle. Contrairement aux autres membres de son groupe, elle avait fait appel.

Selon l'avocat de la jeune femme, ces 30 ans de prison sont "une peine inadaptée à la personnalité  d'Inès Madani, qui depuis les faits a beaucoup évolué".

Celui qui devait devenir son mari, Mohamed Lamine Aberouz, condamné en première instance à trois ans d'emprisonnement, comparaîtra au côté d'Inès Madani. Il est rejugé pour non-dénonciation de crime terroriste.

Un attentat raté

Inès Madani est considérée comme le cerveau d'un commando de femmes prêtes à suivre les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe Etat islamique et à lancer des attentats.

L'une des femmes du groupe d'Inès Madani, Ornella Gilligmann, sera entendue comme témoin. Elle a écopé de vingt-cinq ans de réclusion pour avoir tenté, avec Inès Madani, de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants proches de Notre-Dame. L'attentat avait échoué car le carburant choisi ne s'était pas enflammé. 

Après l'attentat raté et sur les conseil de Rachid Kassim, Inès Madani s'était réfugié dans un appartement à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Elle avait été interpellée dans un parking le 8 septembre 2016, alors qu'elle tentait de poignarder un policier avec un couteau de cuisine. Le policier avait tiré quatre fois et l'avait blessée à la jambe. se dirigeait, couteau de cuisine à la main, vers un policier, qui a tiré à quatre reprises sur elle et l'a blessée aux jambes.

Inès Madani est aussi rejugée pour tentative d'assassinat sur une personne dépositaire de l'autorité publique et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. 

Elle risque la réclusion à perpétuité.

Elle recrutait aussi pour des départs en Syrie

Dans un autre dossier, la jeune femme avait été condamnée en avril 2019 par le tribunal correctionnel de Paris à huit ans d'emprisonnement pour avoir incité des candidats au jihad à rejoindre la Syrie ou à commettre des attaques en France et en Belgique, entre mars 2015 et juin 2016.  

Elle échangeait avec ces apprentis jihadistes en se dissimulant sous des noms de combattants de l'EI masculins, comme Abou Junayd ou Abou Souleyman. C'est sous ce pseudonyme qu'elle avait enrôlé sur internet Ornella Gilligmann.   

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