Faits divers – Justice

Attentat sur les Champs-Élysées : un rassemblement policier vendredi soir à Paris

Par Marina Cabiten, France Bleu Paris Région et France Bleu vendredi 21 avril 2017 à 9:01 Mis à jour le vendredi 21 avril 2017 à 14:50

Sur les Champs-Elysées vendredi matin
Sur les Champs-Elysées vendredi matin © Maxppp - Aurelien Morissard

Un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir sur les Champs-Élysées, visés à l'arme lourde par un homme qui a ensuite été abattu. Cette attaque vient compléter la déjà très longue liste des attaques contre des militaires ou des policiers en France.

"On n'en peut plus. On est usé, on est en deuil, on est meurtri", a réagi vendredi sur franceinfo Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat de police Unité SGP-FO, après l'attaque contre des policiers survenue jeudi soir sur les Champs-Élysées à Paris. Un homme a tué un policier et blessé deux autres. Une passante a été plus légèrement touchée.

"Symbole de la République"

L'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique, et visait spécifiquement la police. "C'est le symbole de la République qui est visé une fois de plus. Encore une fois les forces de l'ordre payent très cher la défense de la République. On est en première ligne. On n'en peut plus. On est usé et on est en deuil. On est meurtri. C'est un drame pour nous", a déclaré Yves Lefebvre.

Un rassemblement de policiers est prévu ce vendredi soir place du Trocadéro à Paris à 20h30, a appris franceinfo de source policière proche de l'association "Mouvement des policiers en colère". "Soutien et condoléances à nos frères blessés et assassinés", peut-on lire sur un tract. Un autre rassemblement en soutien aux forces de l'ordre, prévu celui-là avant l'attentat de jeudi soir, est organisé samedi après-midi au Champ de Mars à Paris, par le collectif Femmes des forces de l'ordre en colère.

Des cibles depuis toujours

Pour Charles Pellegrini, ancien chef de l'Office central de la répression du banditisme, "tirer sur un car de police, c'est quelque chose de très fort, c'est une atteinte à l'État". Les policiers sont-ils devenus des cibles prioritaires des terroristes, demande franceinfo ? "Non ils ne sont pas devenus, ils ont toujours été des cibles des terroristes. Quand on dit que la menace est élevée, cela veut dire qu'il y a plusieurs cibles, il y a des foules dans les gares, dans les aéroports, comme à Orly au mois de mars. Il y a pour les terroristes des objectifs qui doivent être faciles à atteindre, qui doivent provoquer l'émotion, la terreur. Les policiers, évidemment, en faction statiquement, dans un car sont des cibles."

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