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Faits divers – Justice

Après sa relaxe, Jawad Bendaoud, le logeur des terroristes du 13-Novembre, est sorti de prison

mercredi 14 février 2018 à 16:41 - Mis à jour le mercredi 14 février 2018 à 21:37 Par Martine Bréson et Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu

La relaxe pour Jawad Bendaoud, 5 ans de prison pour Mohamed Soumah : c'est le jugement du tribunal correctionnel de Paris ce mercredi. Youssef Aït Boulahcen, est lui condamné à 3 ans de prison pour "non-dénonciation de crime". Jawad Bendaoud est sorti de prison ce mercredi soir.

Jawad Bendaoud
Jawad Bendaoud - capture d'écran BFMTV

Paris, France

La 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans les affaires terroristes, a rendu son jugement peu avant 16h45 ce mercredi. Elle a relaxé Jawad Bendaoud, le logeur de deux auteurs des attentats du 13 novembre 2015. Cinq ans de prison (avec maintien en détention) ont été prononcés à l'encontre de Mohamed Soumah, également jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes". Youssef Aït Boulahcen, frère d'Hasna Aït Boulahcen, qui avait cherché la planque des terroristes, et cousin d'Abdel Hamid Abaaoud, jugé pour "non-dénonciation de crime terroriste" a été condamné à 3 ans de prison ferme et un an avec sursis.

Jawad Bendaoud est sorti de prison, le parquet fait appel 

Les avocats de Jawad Bendaoud ont annoncé mercredi soir à franceinfo que leur client a bien quitté la prison de Fresnes (Val-de-Marne) ce soir vers 20h30. 

Lors de ses réquisitions, le procureur avait demandé quatre ans de prison pour Jawad Bendaoud et Mohammed Soumah, et cinq ans pour le troisième prévenu. Les avocats des trois prévenus avaient réclamé la relaxe. Le parquet de Paris a annoncé qu'il faisait appel, quelques heures après l'annonce de la décision.

Les avocats de Jawad Bendaoud "émus", "un gâchis" pour les parties civiles

"Le 18 novembre 2015 Jawad Bendaoud se présente devant les caméras et va dire quelque chose qui ne sera entendu qu'aujourd'hui : 'je savais pas', on est extrêmement ému d’avoir entendu le tribunal nous dire que Jawad Bendaoud était innocent" a dit son avocat, Xavier Nogueras, à la sortie de l'audience.

"C'est un peu un gâchis" a commenté Didier Seban, avocat de plusieurs parties civiles et de la ville de Saint-Denis, qui a souligné le profil de délinquants des prévenus : "pour nous leur passé, leur contribution à cet hébergement démontrait leur culpabilité aux uns et aux autres donc il y a déception".

Xavier Nogueras et Marie-Pompéi Cullin, avocats de Jawad Bendaoud, à la sortie de l'audience - Radio France
Xavier Nogueras et Marie-Pompéi Cullin, avocats de Jawad Bendaoud, à la sortie de l'audience © Radio France - Rémi Brancato

Pour le tribunal, Jawad Bendaoud ne savait pas que les deux hommes étaient des terroristes

Jawad Bendaoud, 31 ans, parfois surnommé "le logeur de Daech", délinquant multirécidiviste, était jugé pour avoir mis à disposition d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux présumés des attentats du 13 novembre 2015, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s'étaient repliés à Saint-Denis. Il avait toujours clamé son innocence en affirmant ne jamais avoir su que les deux hommes qu'il hébergeait étaient des terroristes., notamment devant la caméra de BFM TV, quelques instants avant son arrestation. 

Son voisin dans le box, Mohamed Soumah, avait joué le rôle d'intermédiaire, en mettant en contact Hasna Aït Boulahcen, qui cherchait une planque pour les deux jihadistes, et Jawad Bendaoud. Les réquisitions les plus lourdes avaient visé le troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen, jugé pour "non-dénonciation de crime". Il est le cousin d'Abdelhamid Abaaoud et le frère d'Hasna Aït Boulahcen, qui est morte aux côtés des jihadistes dans l'assaut du Raid.  Ce procès, le premier en lien avec ces attaques terroristes qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, réunissait 700 parties civiles et plus de 100 avocats (six seulement pour la défense). 

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