Faits divers – Justice

Attentats de Bruxelles : témoignage d'une Perpignanaise confinée dans son hôtel

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon et France Bleu mardi 22 mars 2016 à 12:03

Vue de la gare de Bruxelles depuis l'hotel Pullman
Vue de la gare de Bruxelles depuis l'hotel Pullman - Véronique Lopez

Véronique Lopez chargée de mission au Palais des Congrès de Perpignan est arrivée à Bruxelles lundi soir pour démarcher de nouveaux congressistes. Elle est confinée dans son hôtel située en face de la gare. Témoignage

Véronique Lopez, chargée de mission pour le Palais des Congrès de Perpignan est arrivée à Bruxelles en train lundi soir pour démarcher de nouveaux clients avec plusieurs collègues de Sud de France. Elle est confinée dans son hôtel depuis le début de la matinée en raison des attentats qui se sont produits dans la capitale Belge ce mardi matin.

"Le quartier est bouclé, il y a des militaires partout, c'est l'état de guerre !"

"On a d'abord appris qu'il y avait un attentat à l'aéroport et puis après ce qui s'est passé dans le métro. Nous sommes dans un hôtel juste en face de la gare, le quartier est totalement bouclé, y a des militaires partout, des flics partout, on a interdiction de sortir, même pour fumer une cigarette. On n'a même pas le droit de s'approcher des vitres. On a l'impression d'être en état de guerre.

"Au départ quand il y avait que l'aéroport, on se disait que c'était grave, mais c'est quand on a vu que ça tapait un peu partout dans la ville, là, le stress est vraiment monté. Moi je n'avais jamais ressenti ça, c'est particuliers. Mais dans l’hôtel y a une grande solidarité. On sait que on est là au moins jusqu'à demain, y a plus de bus, plus de métro, plus de taxi. Je ne sais pas si je pourrai rentrer demain en avion ou en train. On verra."

"A tout moment il peut y avoir un tireur, c'est ce que nous disent les flics"

"Là tant que je suis dans l’hôtel, je n'ai pas peur, mais dès qu'il va falloir sortir de l’hôtel, là j'aurai peur oui, j'ai peur de sortir, car à tout moment il peut y a voir un tireur, c'est ce que nous disent les flics. Dans l’hôtel, y a des gens qui paniquent, ils ne savent pas comment ils vont pouvoir rentrer, certains essayent de louer des voitures pour quitter Bruxelles le plus vite possible, mais nous sommes confinés"

"J'ai pu rassurer ma famille par Facebook, car nous ne pouvons plus appeler avec nos portables. Je suis inquiète pour mes collègues de travail qui arrivaient de Montpellier et qui devaient prendre le métro ce matin. J'espère qu'elles n'étaient pas là au mauvais endroit au mauvais moment."

"Là on a appris qu'ils avaient encore remonté le niveau d'alerte, ce n'est plus maximal, c'est encore au dessus, cela n'a jamais été mis en place à un tel niveau. On a l'impression de revivre ce qui s'est passé à Paris, sauf que là on est au cœur des événements, ce n'est pas pareil.

Véronique Lopez, depuis son hotel de Bruxelles