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Faits divers – Justice

Attentats de janvier 2015 : le parquet requiert les assises pour 14 personnes

vendredi 21 décembre 2018 à 11:34 Par Thibaut Lehut, France Bleu et France Bleu Paris

Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi requérir un procès aux assises pour 14 personnes, soupçonnées de soutien logistique aux auteurs des attentats de janvier 2015. À Montrouge, dans les locaux de Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher porte de Vincennes, ces attentats avaient fait 17 morts.

Le 9 janvier, Amédy Coulibaly avait tué quatre hommes, tous juifs, lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher, dans l'est parisien.
Le 9 janvier, Amédy Coulibaly avait tué quatre hommes, tous juifs, lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher, dans l'est parisien. © Maxppp -

Quatorze personnes soupçonnées de soutien aux auteurs des attentats de 2015 pourraient être jugées aux assises. C'est en tout cas ce qu'a requis le parquet de Paris vendredi. Il revient désormais aux juges d'instruction antiterroristes de décider de renvoyer tout ou partie de ces suspects devant une cour d'assises spécialement composée, quatre ans après les attentats des frères Kouachi et d'Amédy Coulibaly.

Les trois hommes avaient tué 17 personnes en janvier 2015 au cours des attaques de Montrouge, Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

Certains sont morts

Le jihadiste Peter Cherif, proche des frères Kouachi et arrêté le 16 décembre à Djibouti, n'est pas visé par un mandat d'arrêt dans cette enquête, alors qu'il est parfois présenté comme un possible commanditaire. 

En revanche, selon un communiqué du procureur de Paris, trois des 14 suspects - Hayat Boumedienne, compagne de Coulibaly, et les deux frères Belhoucine - sont visés par des mandats d'arrêt, étant partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Les deux hommes sont présumés morts. 

Armes et soutien logistique

Dans son réquisitoire daté du 19 décembre, un document de quelque 500 pages, le parquet retient les charges les plus lourdes contre l'aîné des frères Belhoucine, Mohamed, et contre un proche de Coulibaly, pour sa part en détention, Ali Riza Polat. Ce dernier est mis en cause pour son rôle central, au côté de Coulibaly, dans la fourniture d'armes utilisées pour les attaques. Mohamed Belhoucine, lui, est soupçonné d'avoir apporté un soutien logistique et idéologique. Les enquêteurs ont établi qu'il est l'auteur du serment d'allégeance au groupe Etat islamique lu par Coulibaly dans une vidéo de revendication, et qu'il a pu jouer le rôle d'intermédiaire avec un commanditaire.

Le ministère public souhaite les voir jugés pour "complicités des crimes" commis par les trois terroristes. Le réquisitoire réclame par ailleurs que ces deux protagonistes et onze autres mis en examen répondent d'"association de malfaiteurs terroriste criminelle". Pour la quatorzième personne, le parquet préconise de le poursuivre pour "association de malfaiteurs", en abandonnant la qualification terroriste.

Sur les 18 personnes mises en cause dans cette enquête tentaculaire, le parquet requiert en outre un non-lieu pour trois d'entre elles. Un  quatrième homme, mineur au moment des faits, a vu son cas disjoint et transmis au parquet de Lille.

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