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Faits divers – Justice

Attentats de janvier 2015 : quatorze personnes renvoyées aux assises

vendredi 18 janvier 2019 à 12:07 Par Thibaut Lehut, France Bleu et France Bleu Paris

Les juges d'instruction antiterroristes ont ordonné jeudi le renvoi aux assises de 14 personnes soupçonnées, à des degrés divers, de soutien logistique aux auteurs des attaques de Charlie Hebdo, Montrouge et de l'Hyper Cacher. Des attaques qui avaient entraîné la mort de 17 personnes.

Une femme tient une affiche avec les portraits des victimes des attentats de janvier 2015.
Une femme tient une affiche avec les portraits des victimes des attentats de janvier 2015. © Maxppp -

Quatorze personnes soupçonnées de soutien aux auteurs des attentats de 2015 seront jugées aux assises, quatre ans après les attaques des frères Kouachi et d'Amédy Coulibaly. Les juges d'instruction antiterroristes ont ordonné ce jeudi le renvoi aux assises.

Sur ces quatorze personnes, onze sont déjà aux mains de la justice française et trois sont visées par un mandat d'arrêt, selon l'ordonnance de mise en accusation signée jeudi par les trois juges du pôle antiterroriste du tribunal de Paris.

Certains sont morts

Le jihadiste Peter Cherif, proche des frères Kouachi et arrêté le 16 décembre à Djibouti, n'est pas visé par un mandat d'arrêt dans cette enquête, alors qu'il est parfois présenté comme un possible commanditaire. 

En revanche, selon le procureur de Paris, trois des 14 suspects - Hayat Boumedienne, compagne de Coulibaly, et les deux frères Belhoucine - sont visés par des mandats d'arrêt, étant partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Les deux hommes sont présumés morts. 

Armes et soutien logistique

Dans son réquisitoire daté du 19 décembre, un document de quelque 500 pages, le parquet avait retenu les charges les plus lourdes contre l'aîné des frères Belhoucine, Mohamed, et contre un proche de Coulibaly, pour sa part en détention, Ali Riza Polat. Ce dernier est mis en cause pour son rôle central, au côté de Coulibaly, dans la fourniture d'armes utilisées pour les attaques. Mohamed Belhoucine, lui, est soupçonné d'avoir apporté un soutien logistique et idéologique. Les enquêteurs ont établi qu'il est l'auteur du serment d'allégeance au groupe Etat islamique lu par Coulibaly dans une vidéo de revendication, et qu'il a pu jouer le rôle d'intermédiaire avec un commanditaire.

Sur les 18 personnes mises en cause dans cette enquête tentaculaire, le parquet a requis en outre un non-lieu pour trois d'entre elles. Un  quatrième homme, mineur au moment des faits, a vu son cas disjoint et transmis au parquet de Lille.

Les attentats des frères Kouachi et d'Amédy Coulibaly, tués par les forces l'ordre, furent les premiers de la vague jihadiste en France qui a  fait au total 251 morts.

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