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Attentats de novembre 2015 : 14 complices présumés seront jugés en Belgique

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Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Parmi les 20 personnes inculpés dans le dossier ouvert par la justice antiterroriste Bruxelles, 14 complices présumés ont été renvoyés ce mercredi devant un tribunal correctionnel en Belgique. Ils sont soupçonnés d'avoir aidé les commandos jihadistes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015.

14 complices présumés des attentats de novembre 2015 à Paris seront jugés en Belgique.
14 complices présumés des attentats de novembre 2015 à Paris seront jugés en Belgique. © Maxppp - PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Quatorze complices présumés des commandos jihadistes ayant attaqué Paris le 13 novembre 2015 ont été renvoyés ce mercredi devant un tribunal correctionnel en Belgique, a annoncé le parquet fédéral belge.

Il s'agit de suspects non retenus dans la procédure française. Parmi les 20 inculpés du dossier ouvert par la justice antiterroriste belge - et baptisé "Paris Bis" - la chambre du conseil de Bruxelles a aussi prononcé cinq non-lieu et une disjonction, rattachant le cas d'un inculpé à une autre affaire. 

De l'aide pour cacher Salah Abdeslam

Ces suspects sont soupçonnés d'avoir transporté, hébergé ou aidé matériellement les assaillants depuis le sol belge. Les attentats du 13 novembre 2015, préparés en bonne partie en Belgique, où les assaillants disposaient de plusieurs planques, ont très rapidement conduit à l'ouverture d'une enquête de la justice antiterroriste à Bruxelles. Mais tous ne seront pas jugés pour les mêmes charges : 12, selon les requêtes du parquet, devront répondre de "participation aux activités d'un groupe terroriste". L'un des suspects, Abid Aberkane, sera jugé pour avoir caché au domicile de sa mère Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos ayant frappé Paris et dont la cavale a duré quatre mois jusqu'à son arrestation dans la capitale belge le 18 mars 2016. Abid Aberkane est donc soupçonné de l'avoir aidé à se cacher les derniers jours qui ont précédé son arrestation. La mère de ce suspect compte parmi les cinq inculpés ayant bénéficié d'un non-lieu faute de charges suffisantes.

Les autres prévenus gravitaient aussi dans l'entourage de Salah Abdeslam ou bien de son ami Mohamed Abrini, dit "l'homme au chapeau", qui avait renoncé à se faire exploser au moment des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016. Les suspects gravitaient également dans l'entourage des frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, deux des kamikazes morts dans cette double attaque à Bruxelles en 2016 qui a fait 32 morts et qui a été perpétrée par la même cellule jihadiste.

Un procès prévu en Belgique en fin d'année

Parmi les 14 appelés à comparaître, deux devraient être jugés en leur absence car ils n'ont jamais été arrêtés et sont probablement morts en Syrie, même si la justice belge n'a aucune preuve formelle. Il s'agit de Sammy Djedou (dont la mort a été annoncée par le Pentagone en décembre 2016) et de Youssef Bazarouj, un autre belge soupçonné d'avoir été associé en Syrie à la cellule des opérations extérieures de l'Etat islamique. Il aurait aussi été tué en zone de guerre.

Après cette décision de renvoi devant un tribunal - prise par la chambre du conseil à huis clos et qui est susceptible d'appel - le procès prévu à Bruxelles pourrait se dérouler à la fin de l'année, au même moment que celui de Paris puisque les protagonistes ne sont pas les mêmes. Dans la procédure française, 20 personnes ont été renvoyées devant la cour d'assises spéciale de Paris, où le procès doit s'ouvrir le 8 septembre 2021 et durer environ six mois.

Ces attentats, revendiqués par l'organisation Etat islamique avaient fait 130 morts à Paris et dans la commune voisine de Saint-Denis le soir du 13 novembre 2015.

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