Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Attentats de Paris : six proches de l'un des kamikazes en garde à vue

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Le bilan des attentats de Paris s'élevait samedi soir à 129 morts et 352 blessés, a annoncé le procureur de Paris, François Molins, assurant que les "terroristes" avaient opéré en trois équipes et que certains avaient évoqué la Syrie et l'Irak. Six proches d'un des kamikazes sont en garde à vue.

Investigations à Bruxelles après les attentats de Paris
Investigations à Bruxelles après les attentats de Paris © Maxppp

C'est une enquête "qui ne fait que commencer" que le procureur de Paris, François Molins, a détaillée samedi au lendemain de la mort d'au moins 129 personnes dans des attentats à Paris. Certaines pièces du puzzle s'assemblent peu à peu, et ce dimanche, six personnes sont en garde à vue dans l'entourage familial du seul kamikaze identifié que la justice française connaissait. Mais les questions en suspens sont très nombreuses. 

Les terroristes

"Sept terroristes sont morts au cours de leur action criminelle" a précisé François Molins, un chiffre revu à la baisse puisque huit hommes morts étaient évoqués jusqu'à cette conférence de presse. Six se sont fait exploser.

Un des auteurs de la prise d'otage du Bataclan a été identifié grâce à de l'ADN retrouvé sur un doigt. Il était né en banlieue parisienne et avait fait l'objet d'une fiche des services de renseignement pour radicalisation. "Il s'agit d'un individu né le 21 novembre 1985 à Courcouronnes dans l'Essonne connu pour des délits de droit commun puisque son casier judiciaire porte mention de huit condamnations entre 2004 et 2010." selon François Molins, précisant que l'homme n'avait jamais été incarcéré.  

Samedi soir, deux de ses proches, à savoir son père et son frère, ont été placés en garde à vue. Une source judiciaire a indiqué dimanche matin que quatre autres personnes étaient gardées à vue dans l'entourage de cette même personnes, soit en tout six membres de sa famille. 

A proximité du kamikaze qui s'est fait exploser au Stade de France a été découvert un passeport syrien au nom d'un individu né en septembre 1990 en Syrie", a-t-il ajouté, mais cet homme "n'était pas connu de services de renseignement français". En revanche cet homme avait été enregistré, il y a quelques semaines, comme migrant en Grèce. 

Toujours selon le procureur, il y avait "très vraisemblablement trois équipes de terroristes" au total. 

Le déroulement de la soirée meurtrière

Le scénario des attaques reste flou. Elles ont été au nombre de six, selon le procureur, perpétrées presque simultanément dans les Xe et XIe arrondissements de Paris et près du stade de France où un passant "a été soufflé" par la violence de l'explosion. Trois kamikazes ont frappé sur ce site avec des ceintures d'explosifs. 

Dans les deux arrondissements de Paris, au total, plusieurs centaines de tirs ont été comptabilisés sur les différentes scènes des attaques. Là aussi les terroristes portaient des ceintures d'explosifs. Selon le magistrat, les hommes qui ont perpétré l'attaque contre la salle de spectacle du Bataclan ont par ailleurs évoqué la Syrie et l'Irak. 

À LIRE AUSSI : la chronologie des attaques

Ces attentats ont été revendiqués par l'organisation terroriste Etat islamique.

La piste belge et les complicités présumées

La principale avancée de samedi dans cette enquête est l'interpellation de trois personnes en Belgique. L'un de ces derniers, Français résident en Belgique, avait loué une voiture retrouvée devant le Bataclan. François Molins a précisé avoir saisi le parquet fédéral antiterroriste belge de quatre demandes d'entraide pénale internationale, dont une visait "le véhicule Polo retrouvé devant le Bataclan, donc loué" par cet homme contrôlé à la frontière belge. Les trois hommes arrêtés résidaient en Belgique et "ne sont pas connus des services de renseignement français".

Pour les enquêteurs, "la priorité, c'est d'identifier les corps des terroristes, qui ont été pour la plupart pulvérisés lorsqu'ils se sont fait sauter. Il s'agira ensuite de déterminer s'ils ont profité de complicités".

EN DIRECT | Suivez les dernières évolutions avec nos confrères de France Info

Choix de la station

À venir dansDanssecondess