Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Attentats du 13 novembre 2015 : un recours contre l'Etat déposé devant le tribunal administratif

mercredi 4 juillet 2018 à 9:28 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Une trentaine de victimes ou proches de victimes des attentats du 13 novembre déposent ce mercredi un recours contre l'Etat devant le tribunal administratif de Paris. Ils estiment qu'il y a eu des fautes de l'Etat. Ils mettent en cause, entre autres, les militaires qui étaient devant le Bataclan.

Le Bataclan à Paris.
Le Bataclan à Paris. © Maxppp -

Paris, Île-de-France, France

Les familles de personnes décédées et des personnes blessées durant les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et 413 blessés à Paris et Saint-Denis, déposent ce mercredi un recours devant le tribunal administratif de Paris.

Ils sont une trentaine à mettre en cause l'Etat français et à pointer du doigt ce qu'ils estiment être des dysfonctionnements au moment de l'attaque du Bataclan. Ils dénoncent l'attitude des militaires de  la force Sentinelle qui se trouvaient devant la salle de spectacle au moment de l'attaque terroriste.

Ils pensent que le bilan aurait été moins lourd si les huit militaires étaient entrés dans la salle. Ils croient que c'était une erreur d'avoir interdit à ces militaires de donner leurs fusils d'assaut aux policiers de la BAC qui avaient pénétré à l'intérieur de la salle sans armes lourdes. 

Les familles dénoncent aussi ce qu'elles appellent des dysfonctionnements avant l'attentat dans la surveillance des neuf terroristes du 13 novembre. 

Nadine Ribet-Reinhart, mère de l'une des victimes du Bataclan, a affirmé ce mercredi sur France Info : "Cette bande de meurtriers qui étaient là le 13 novembre au soir n'était pas là par hasard. Ce n'était pas une fatalité. Ils avaient préparé leur attentat et ils étaient déjà détectés puisque Samy Amimour (l'un des membres du commando) avait eu son passeport retiré et il a pu s'en refaire un... C'est incroyable cette naïveté et tout cela, on nous l'a caché".

Dans ce recours contre l'Etat, les familles mettent également en avant les défauts de coopération des services de renseignement français avec leurs homologues étrangers notamment belges.