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Faits divers – Justice

Attentats du 13 novembre à Paris : 18 mois ferme requis à l'encontre d'une fausse victime, décision le 16 octobre

mardi 2 octobre 2018 à 11:29 - Mis à jour le mardi 2 octobre 2018 à 11:52 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Dix-huit mois de prison ferme ont été requis ce mardi par le parquet de Paris à l'encontre Alexandra D. qui s'était fait passer pour une victime des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Le jugement sera rendu le 16 octobre 2018.

Le Carillon à Paris
Le Carillon à Paris © Maxppp - Aurelien Morissard

Paris, France

Alexandra D., qui s'était fait passer pour une victime des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris, risque 18 mois de prison ferme. C'est la peine qui a été requise à son procès ce mardi matin par le parquet de Paris. Le tribunal correctionnel rendra son jugement le 16 octobre 2018.

Cette Parisienne de 32 ans avait reconnu s'être faussement présentée comme victime de la fusillade de la terrasse du Carillon. Elle avait d'abord nié être une fausse victime avant d'avouer l'escroquerie et de demander pardon aux victimes et aux associations, en larmes, en début d'audience. 

Alexandra D. a expliqué l'engrenage qui a conduit à l'escroquerie

La jeune femme a expliqué que le jour de l'attentat, elle devait se rendre dans ce café qu'elle connaissait bien mais qu'elle avait changé d'avis au dernier moment. Elle a dit qu'elle avait perdu des amis dans cette fusillade et qu'elle avait souffert d'une écrasante culpabilité. Elle s'est servie d'une ancienne cicatrice pour faire croire qu'elle avait frôlé la mort et recevoir de l'argent.

"Dans mon mensonge, ma stupidité, ma douleur... je suis rentrée dans une machine... j'avais les deux pieds dedans", a-t-elle affirmé.

Ce dossier est marqué par la cupidité" - la procureure.

Alexandra D. est jugée notamment pour avoir escroqué le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI). Elle avait empoché 20.000 euros. Pour obtenir cet argent, elle avait porté plainte et elle avait relancé l'association "Life for Paris" une dizaine de fois. 

Elle a aussi profité d'un stage thérapeutique qui était offert aux victimes par l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT). Elle était restée gratuitement durant une semaine dans un hôtel en Normandie en juin 2016.