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Faits divers - Justice

Attentats du 13 novembre : le "deuil impossible" pour la famille de Manuel Dias

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Quatre ans après les attaques terroristes qui ont fait 130 morts, l'indemnisation des victimes et des proches de victimes n'est pas à la hauteur selon Sophie Dias, la fille du marnais Manuel Dias, tué aux abords du Stade de France le 13 novembre 2015.

Le maire de Saint Denis devant la plaque en mémoire de Manuel Dias au Stade de France.
Le maire de Saint Denis devant la plaque en mémoire de Manuel Dias au Stade de France. © Maxppp - Philippe Lavieille

Reims, France

C'est un "anniversaire" toujours aussi difficile à vivre pour les victimes et les proches de victimes, mais Sophie Dias sera bien devant la porte D du Stade de France à Saint Denis ce mercredi 13 novembre pour honorer la mémoire de son père Manuel Dias, seule victime marnaise des attentats du 13 novembre 2015. "C'est un endroit où je me recueille et j'ai l'impression d'être un peu plus proche de lui...", raconte celle qui se bat également depuis 4 ans au sein de l'association de victimes des attentats de Paris 13onze15 Fraternité et vérité. 

Le chauffeur de car rémois a été tué le soir du 13 novembre 2015, par le souffle provoqué par la ceinture d'explosifs d'un kamikaze. Et si quatre ans après les attentats du 13 novembre, plus de 2 600 victimes directes ou proches de victimes ont été "prises en charge" par le Fonds de garantie (FGTI), Sophie Dias et sa famille ont refusé la proposition d'indemnisation. "On a pas fait tout ce parcours pour se contenter d'une expertise qui est, c'est même pas approximative, qui déforme nos propos et qui ne reconnaît pas l'état dans lequel on se trouve aujourd'hui...", explique Sophie Dias qui a subi comme son frère une expertise il y a un an. 

Sophie Dias : "le deuil impossible"

Repartir à zéro ? 

"Ce n'est pas une question d'argent. Quand je vois que le préjudice d'attente et d'inquiétude ne m'est pas reconnu, il faut juste savoir qu'en novembre 2015 je préparais mon mariage et j'étais en train de chercher mon papa à l'institut médico légal et dans tous les hôpitaux parisiens et de la Seine-Saint-Denis, avec énormément de coups de fil pendant plusieurs jours", rappelle Sophie Dias, qui a reçu la confirmation de la mort de son père au soir du 15 novembre du Quai d'Orsay, soit 48 h après l'attaque. 

On était pas prêts à les indemniser comme il le fallait -- Maître Bibal, l'avocat de Sophie Dias

Il leur faudra se soumettre à une nouvelle expertise, peut être dans plusieurs mois. Et pour Maître Frédéric Bibal, l'avocat de la famille Dias, le problème vient du Fonds de garantie qui indemnise les victimes, incapable de prendre en compte toutes les situations particulières. "Que ce soit au plan physique ou psychologique, on ne peut pas apprécier la réalité des impacts avant 2 ou 3 ans, donc durant cette période de latence on ne peut pas figer la situation et on ne peut en faire le reproche à personne... Mais connaissant ce temps de latence, il fallait être prêts et malheureusement on est obligés de reconnaître qu'on était pas prêts à les indemniser comme il le fallait !", souligne Maître Frédéric Bibal. 

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