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Faits divers – Justice

Attentats du Bataclan : des victimes ou familles de victimes demandent des comptes à l'Etat et vont porter plainte

vendredi 8 juin 2018 à 8:02 - Mis à jour le vendredi 8 juin 2018 à 15:07 Par Jocelyne Jean, France Bleu Paris et France Bleu

Dix-sept victimes ou familles des victimes de l'attentat du Bataclan vont porter plainte contre X. Une plainte pour non assistance à personne en danger. Ce collectif souhaite l’ouverture d’une enquête afin de comprendre pourquoi les militaires de l'opération sentinelle ne sont pas intervenus.

Le Bataclan/commémoration le 13 novembre 2017
Le Bataclan/commémoration le 13 novembre 2017 © Maxppp - Christophe Petit Tesson

Paris, France

Ils sont 17, victimes ou familles de victimes de l'attentat du Bataclan. Et deux ans et demi après l'assaut, un collectif de familles se pose toujours la même question : pourquoi les militaires à proximité de la salle de concert ne sont pas intervenus ? Ces familles cherchent donc des réponses du côté de la justice et vont porter plainte contre X. Une plainte pour non assistance à personne en danger.

Pourquoi a-t-on empêché les militaires d'intervenir ?" - Samia Maktouf, l'une des avocates des victimes

"Pourquoi a-t-on empêché huit militaires de l'opération sentinelle, présents devant le théâtre du Bataclan dés les premières secondes de l'assaut, les a-t-on empêché sur ordre d'intervenir pour tenter de neutraliser les terroristes ?", s'interroge Samia Maktouf, l'une des avocates des victimes sur franceinfo ce vendredi matin.

"Ils avaient en ligne de mire les terroristes"

Me Jean Sannier, qui est l'un des autres avocats des plaignants, va plus loin en affirmant que "l'ordre a été donné aux soldats de ne pas engager le feu avec les terroristes". "Quelques poignées de minutes après le début de l'agression, un équipage de la Bac arrive sur place, immédiatement rejoint par huit militaires de la force Sentinelle armés de Famas", précise-t-il à France Bleu Paris. "Les fonctionnaires de la Bac demandent l'appui de ces militaires [...], et clairement l'ordre est donné de ne pas engager le feu alors qu'ils avaient en ligne de mire les terroristes".

Me Jean Sannier évoque également le travail de la commission d'enquête parlementaire, constituée après les attaques, et qui a travaillé sur cette question du non-engagement des militaires. Il déplore que le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray, auditionné à cette occasion, "a répondu qu'il était impensable de mettre des soldats en danger dans l'espoir hypothétique de sauver d'autres personnes".