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Coronavirus : le confinement sera prolongé au-delà du 15 avril, Emmanuel Macron s’exprimera lundi soir

Au lendemain de l'attaque au couteau à Villejuif, clients et habitués du Carrefour ont repris leurs habitudes

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Après l'attaque au couteau à Villejuif, dans le Val-de-Marne ce vendredi après-midi, qui a fait un mort et deux blessés, les habitués du magasin Carrefour, près de là où l'assaillant a été abattu par la police, sont allés faire leurs courses comme d'habitude, encore un peu sonnés par cette attaque.

C'est à proximité du parking de ce magasin Carrefour que l'assaillant à été abattu ce vendredi.
C'est à proximité du parking de ce magasin Carrefour que l'assaillant à été abattu ce vendredi. © Radio France - Alexandre Frémont

Deux jours après l'attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés à la frontière entre les villes de Villejuif et l'Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne, la vie reprend son cours au centre commercial Carrefour, à proximité de là où l'assaillant a été abattu par la police ce vendredi en milieu d'après-midi. Il était parti du parc des Hautes Bruyères, à Villejuif, couteau à la main, pour se diriger vers le centre commercial Carrefour, situé à l'Haÿ-les-Roses. Il a été abattu en début d'après-midi par la police à proximité.

"Ne pas céder à la peur"

Ce samedi, les habitants et les clients habitués sont venus au magasin comme d'habitude. La veille pourtant, de nombreux fourgons de police et des camions de pompiers étaient sur place, les clients du magasin confinés à l'intérieur pendant des heures. 

Le fait de venir est une manière de continuer à vivre normalement pour eux. "On continue", commente Vanessa, la trentaine, chariot à la main. "C'est malheureux mais c'est la vie". Un peu plus loin, un couple habitant Villejuif restent encore sur ses gardes. "Je regarde un peu à gauche, à droite, peut-être qu'il y a quelqu'un d'autre", se méfie le mari. "Il y a des déséquilibrés partout, les gens ont raison d'avoir peur, parce qu'on s'y attend pas, on marche dans la rue tranquillement et puis il y a un déséquilibré qui fonce vers nous, c'est normal", résume sa femme, "mais _il ne faut pas céder à la peur_"

La vie doit continuer. Faire ses courses, normalement. Nelson, qui habite Cachan, sac de courses à la main, veut rester positif. "C'est vrai que ça fait un peu bizarre parce qu'on a beaucoup parlé de cette affaire aux informations. On y pense un petit peu mais il ne faut pas non plus dramatiser sinon on ne fait plus rien". Pour lui, "ça devient même la routine" ce genre d'attaque. 

Le parking du magasin Carrefour, entre Villejuif et l'Haÿ-les-Roses, était plein ce samedi. - Radio France
Le parking du magasin Carrefour, entre Villejuif et l'Haÿ-les-Roses, était plein ce samedi. © Radio France - Alexandre Frémont

Un samedi normal au centre commercial

La routine aussi d'un samedi normal dans ce centre commercial Carrefour, coincé entre les deux communes du Val-de-Marne. Le parking est plein, il n'y a pas de dispositif de sécurité particulier. Mais les employés, eux, restent encore marqués par cette attaque. 

L'une de ces employés, qui travaille à la comptabilité, raconte qu'elle se trouvait dans le magasin cet après-midi là. Elle n'a pas dormi de la nuit, avec les images de cet important dispositif policier dans la tête. Cette employée habite seule, à deux pas du Carrefour et n'a pas réussi à oublier cet événement. C'était normalement un jour de repos pour elle ce samedi mais elle souhaitait passer voir ses collègues pour se rassurer. "Ça fait plaisir de voir que les clients n'ont pas boudé le magasin aujourd'hui", dit-elle, même si, selon l'une de ses collègues, il est moins plein que d'habitude. On la voit repartir encore sonnée. 

La vie reprend donc son cours ici. L'enquête elle, se poursuit pour tenter d'y voir plus clair, dans cette affaire. La procureure de la République de Créteil s'est exprimée ce samedi en fin d'après-midi. L'assaillant était notamment suivi par un psychiatre depuis ses 5 ans et avait arrêté son traitement il y a six mois. Il présentait également des signes de radicalisation, qui doivent encore être étudiés selon la procureure.

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