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Faits divers – Justice

Quintuple infanticide de Louchats : l'accusée raconte la violence de son mari

La cour d'assises de la Gironde examine jusqu'à vendredi le quintuple infanticide de Louchats révélé en mars 2015. Au cours du premier jour d'audience, l'accusée s'est confiée sur les violences au sein de son couple.

La cour d'assises de la Gironde juge l'affaire du quintuple infanticide de Louchats durant 5 jours
La cour d'assises de la Gironde juge l'affaire du quintuple infanticide de Louchats durant 5 jours © Radio France - Stéphanie Brossard

Petite, menue, avec de longs cheveux bruns et le regard triste souvent tournée vers ses pieds, c'est ainsi qu'est apparue cette mère de famille de 37 ans, devant la cour d'assises de la Gironde. Elle est accusée d'avoir tué cinq de ses bébés après les avoir mis au monde. L'affaire avait éclatée, il y a trois ans jour pour jour, le 19 mars 2015. Pour ce premier jour d'audience, l'ombre d'un mari jaloux et violent, a plané sur les débats. Il a bénéficié d'un non-lieu dans ce dossier.

L'accusée invitée à se raconter par le président de la cour d'assises,  s'est d'abord défendue d'être "un monstre", "une mauvaise personne". Elle a tenté d'expliquer, entre de multiples longs silences et soupirs, qu'elle est "introvertie", "pas facile d'accès" et que c'est une forme de "bouclier, de carapace" pour elle. 

"Pétillante à l'adolescence, triste aujourd'hui et sous l'emprise de son mari"

A la question "pouvez-vous vous remémorer de bons souvenirs au cours de votre vie?". Elle répond spontanément "mes deux filles" et "ma vie d'adolescente". La période où elle est décrite comme "pétillante", "épanouie", avec "un fort caractère" par son entourage. Totalement à l'opposé de cette femme de 37 ans dans le box des accusés, décrite par l'enquêteur de personnalité, comme "triste" et "sous l'emprise de son mari", rencontré à l'âge de 15 ans en discothèque et dont elle est tombé enceinte à l'âge de 17 ans alors qu'elle est en terminale. Elle renoncera à passer le bac pour accoucher de sa première fille.

Elle raconte aussi que ce mari (depuis 2000 après la naissance de la deuxième fille), est "jaloux" et "violent physiquement et dans les mots aussi". "Il me traitait de traînée", depuis la relation extra-conjugale qu'elle avait eu au début de leur relation, au point qu'il ne veuille pas qu'elle sorte seule et qu'elle aille voir son gynécologue parce que c'est un homme.

"Le travail comme échappatoire et la prison comme un lieu de liberté aujourd'hui"

Pour elle, "le travail (dans l'horticulture) était un échappatoire à sa vie conjugale" jusqu'à son arrestation. Plusieurs collègues louent d'ailleurs ses qualités, de professionnalisme; de son esprit d'équipe et de sa gaieté, "sauf en présence de son mari".  Le travail comme échappatoire avant l'arrestation et la prison depuis 2015 "comme, paradoxalement, un lieu de liberté" pour elle, parce que "je peux me maquiller et m'habiller comme je veux, discuter avec tout le monde, rentrer quand je veux et que je n'ai pas de comptes à rendre". Elle a demandé le divorce il y a un an.

Le mari sera appelé à la barre ce mardi.

Le verdict sera rendu vendredi.

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