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Faits divers – Justice

Au tribunal de Guéret l'affaire de "la voiture la plus chère du monde" cale en pleine course

vendredi 8 juin 2018 à 0:48 Par Olivier Estran, France Bleu Creuse

Au tribunal de Gueret, l'audience consacré à la voiture " la plus chère du monde" ne va pas à son terme. Un des trois magistrats chargé de juger l'affaire a fait un malaise. Impossible pour lui de continuer. Il faudra donc reprendre tout à zéro le 13 septembre prochain.

La salle du tribunal correctionnel, vide après la suspension d'audience
La salle du tribunal correctionnel, vide après la suspension d'audience © Radio France - Olivier Estran

Creuse

Cela ressemble à une course d'endurance quand la voiture part dans le décor à trois tours de la fin.  Il est 20h passé, le procureur n'a pas encore plaidé , la défense non plus. Cela fait presque 11 heures que tout le monde est dans cette salle. Un des 3 juges vacille, il doit quitter l'audience et ne reviendra pas. Pendant toute la journée, on a un peu tourné en rond, comme sur un circuit, mais beaucoup moins vite.

La voiture à 38 millions d'euros 

Il s'agit de la succession de Pierre Bardinon, le créateur du circuit du Mas-du-Clos, près d'Aubusson, et de sa superbe collection de Ferrari.  Il y a 4 ans, un des fils a vendu à son profit un bolide rarissime pour 38 millions d'euros, mais son frère et sa sœur réclament  leur part de la vente.  Chacun plaide sa bonne foi, mais cette longue  journée restera une journée pour rien. Ou presque.

La défense a fait citer 11 témoins: tous répètent la même chose : le père Pierre  Bardinon a donné une voiture rarissime à son fils Patrick. Une 250 GTO, en compensation d'un grave accident qu'il a subi à la fin des années 70. Tout le monde le dit, le répète, la carte grise est d'ailleurs au nom de Patrick.  Mais pour la justice, une carte grise n'est pas un acte de propriété.

Pour Jean-François et Anne, le frère et la sœur, tout cela ce sont "des mensonges". Ils assurent que leur père avait coutume de mettre les cartes grises indifféremment au nom de ses enfants, et n'aurait jamais désigné un tel ou un autre comme unique légataire de la fameuse GTO.  Ils se sentent floués, trahis par la vente de ce bolide. Une vente en toute discrétion, au petit matin, pour un acheteur Taiwanais.

"Je n'ai rien volé" 

A plusieurs reprises Jean-François Bardinon craque en larmes à la barre du tribunal. Pour lui, la perte de la GTO c'est la collection d'une vie qui est amputée.  Son frère Patrick assure: "Je n'ai rien volé, je ne me sens pas coupable". Il est certain d'avoir disposé de cette voiture en toute légitimité.  Beaucoup de tensions et d'émotions... un long tour de chauffe pour un procès à recommencer.

Un audience sur deux jours ?

L'affaire est donc renvoyée au 13 septembre prochain. Les deux avocats de la défense ont fait citer onze témoins, les six avocats des parties civiles en ont produit cinq. Ils devront tous revenir au tribunal de Guéret pour recommencer les auditions. Cette fois-ci, les débats pourraient durer deux jours.