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Aubenas : près de 300 personnes rassemblées après les violences au quartier des Oliviers

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Après les violences urbaines qui ont frappé le quartier des Oliviers, des habitants, élus et représentants d'associations ont organisé une marche ce lundi 26 avril. Le cortège est passé devant les deux bâtiments publics incendiés dans la nuit du 20 au 21 avril.

Des habitants du quartier d'Aubenas, rejoints pas les élus et représentants d'associations, ont marché quartier des Oliviers après les violences urbaines.
Des habitants du quartier d'Aubenas, rejoints pas les élus et représentants d'associations, ont marché quartier des Oliviers après les violences urbaines. © Radio France - Willy Moreau

"Ça nous fait mal, ça nous brise le cœur. On manifeste en espérant que ça puisse changer quelque chose". Halima habite aux Oliviers depuis douze ans. Elle n'en revient toujours pas. "J'ai des enfants, j'ai eu peur", témoigne-t-elle. Ce lundi 26 avril, comme près de 300 personnes, elle a marché. Pour dire non aux violences de la semaine passée et espérer que la sérénité revienne dans ce quartier d'Aubenas.

"On est là pour donner la belle image des habitants du quartier" - Karim

Dans la nuit du 20 au 21 avril, une vingtaine de jeunes ont mis le feu à des voitures et brûlé en partie le centre médico-social et le pôle des services. "Ça m'a fait vraiment mal car j'ai une enfant handicapée et ma fille a besoin des services proposés", explique Soraya. Les stigmates de cette nuit violente sont encore visibles au sol : du goudron fondue sous la chaleur des barricades de poubelles en feu. 

Une semaine plus tard, les esprits ne sont toujours pas apaisés. Soraya est en colère : "Je ne comprends pas non plus pourquoi ils ont caillassé les pompiers et les policiers". La bêtise de la jeunesse ? Zara, une adolescente de 15 ans, souffle : "Je ne sais pas ce qu'ils ont dans la tête franchement... À caillasser les pompiers, un moment ils vont arrêter de venir".  

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Comment endiguer la violence qui devient de plus en plus prégnante dans le quartier selon plusieurs habitants ? "Nous sommes confrontés à des événements qui font peur parce qu'on a l'impression qu'il n'y a pas de solution et que tout le monde souffre de cette situation. Il faudrait trouver des solutions pour que tout le monde puisse vivre ensemble", témoigne Régine. "Les jeunes pensent qu'il y a un sentiment d'impunité. Il faut dire stop. J'ai l'impression que le système judiciaire pose problème. Demain que vont-ils faire ?", se questionne Ahmed. 

Les participants, rejoints par des habitants d'autres quartiers et d'autres communes, regagnent le point de départ de la marche : la place Palamos, lieu central du quartier où s'amusent des enfants sur les jeux municipaux. Le cortège applaudit et les participants espèrent que le calme relatif revenu depuis une semaine puisse se pérenniser. 

Le maire Jean-Yves Meyer toujours "choqué" par les événements

Il s'est glissé discrètement parmi la foule. Le maire d'Aubenas, Jean-Yves Meyer, a tenu à souligner "la réaction civique des habitants du quartier". Mercredi 21 avril, il est arrivé sur place, la mine déconfite devant la façade brûlée du pôle des services : "C'était un mélange d'émotions : de la colère, de la tristesse, de l'incompréhension et un peu de découragement aussi"

Jean-Yves Meyer annonce que le pôle des services, qui appartient à la mairie, ne pourra pas rouvrir totalement de suite : "La partie endommagée ne rouvrira certainement pas avant des semaines. Il va falloir nettoyer et repeindre certes. Mais il va falloir aussi dépolluer car la fumée a causé beaucoup de dégâts". Le montant du préjudice n'est toujours pas connu. Un expert est passé ce lundi matin dans le bâtiment endommagé. 

Pour la reconstruction, une chose certaine : le bardage en bois, installé pour retenir l'isolation, sera totalement retiré. "On ne va pas recommencer l'erreur", assure l'élu.

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