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Faits divers – Justice

Audience accablante pour le médecin-inspecteur de la police du Grand Est jugé pour agressions sexuelles

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Alsace, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Le tribunal correctionnel de Reims entend ce mardi 14 mai, le médecin-inspecteur régional de la police du Grand Est qui comparait pour agressions sexuelles. Le procureur requiert 18 mois de prison avec sursis, le jugement sera rendu le 18 juin.

Le procès pour agressions sexuelles du médecin-inspecteur régional de la police du Grand Est s'est ouvert au tribunal correctionnel de Reims
Le procès pour agressions sexuelles du médecin-inspecteur régional de la police du Grand Est s'est ouvert au tribunal correctionnel de Reims © Radio France - Cécile Soulé

Grand Est, France

A l'encontre du médecin-inspecteur régional de la police, le procureur a requis 18 mois de prison avec sursis, obligation de soins pour une "psycho-rigidité" et interdiction d’exercer. Le procès pour agressions sexuelles du médecin-inspecteur régional de la police du Grand Est se tenait ce mardi midi au tribunal correctionnel de Reims. Le tribunal a mis son jugement en délibéré, il sera rendu le 18 juin. 

Le prévenu, qui était basé administrativement à Metz, est visé par 10 plaintes d’adjoints de sécurité, essentiellement des femmes, qui dénoncent des gestes déplacés lors de visites médicales professionnelles pour des faits qui remontent en 2014 et 2016 à Mulhouse et juin 2018 à Reims. 

Le médecin est suspendu de ses fonctions depuis début février. Dans un réquisitoire sans pitié, le procureur de la République de Reims Matthieu Bourette, assène: "Vous n'avez pas été un bon médecin, vous avez été un pervers". 

Des témoignages accablants

Le médecin, costume sombre, yeux bleus, s’explique aisément à la barre sur son rôle lors des visites médicales de recrutement. C’est dans ce cadre que les faits d’agression sexuelle ont été dénoncés. Mais les questions du président du tribunal, Pierre Creton, ne l'épargnent pas.

Derrière lui, les victimes font bonne figure. L’une d’elle est en pleurs. Toutes parlent de palpation. "Il m’a demandé d’enlever mon soutien-gorge et de faire un test d’équilibre seins nus, j’étais très gênée" explique une première plaignante dans un témoignage lu par le président.  

Le médecin assure qu’il prévenait les patientes avant de leur demander d’enlever leur soutien-gorge. Le président le coupe : "Vous réécrivez l’histoire, aucune des victimes ne dit que vous les avez prévenues".

Neuf des 10 plaignants sont présents à l'audience ce mardi 14 mai à Reims - Radio France
Neuf des 10 plaignants sont présents à l'audience ce mardi 14 mai à Reims © Radio France - Cécile Soulé

On n’est pas là pour faire des palpations - l'un des médecins-inspecteurs

"Mais pourquoi êtes-vous le seul médecin-inspecteur régional à faire ça en France ?" demande encore très directement le président du tribunal. Le prévenu répond qu’il est consciencieux.

Les témoignages des autres médecins l’accablent. "On n’est pas là pour faire des palpations" explique l’un d’eux

Le président du tribunal fait remarquer que les visites médicales de recrutement étaient la dernière étape avant validation du diplôme des jeunes policières. Elles n'étaient pas en position de refuser.

D'autres plaintes en cours d'instruction

12 autres plaintes ont été signalées à Metz. à l'IGPN, l'inspection régionale de la police nationale et transmises au parquet de Metz. Elles sont examinées et pourront faire l'objet de poursuites, si les faits dénoncés ne sont pas prescrits.