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Faits divers – Justice

Audience inutile au tribunal de Dijon après l'expulsion d'un squat de migrants à Chenôve

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Par , , France Bleu Bourgogne

Le tribunal de grande instance se prononçait mardi sur l'expulsion de 65 migrants des ex-locaux de la CPAM de Chenôve. L'avocat du propriétaire du bâtiment reconnait que "l'audience est privée d'objet". Pour la défenseure du collectif de migrants, l'expulsion est "légale mais immorale."

Le collectif de défense des migrants de Dijon s'est rassemblé devant le tribunal
Le collectif de défense des migrants de Dijon s'est rassemblé devant le tribunal © Radio France - Stéphanie Pérenon

Dijon - France

Le tribunal de grande instance devait vérifier mardi les règles d'expulsion de 65 migrants installés dans les anciens locaux de la CPAM à Chenôve... mais l'expulsion a déjà eu lieu ! Les migrants ont passé la nuit sur le terrain un terrain d'accueil des gens du voyage.

L'avocat du propriétaire du bâtiment a estimé que "la demande est privée d'objet" depuis le départ des migrants. Pour Eric Seutet, l'audience n'avait donc plus lieu d'être. Depuis la fin de la trêve hivernale au printemps dernier, le propriétaire était dans l'attente de la décision d'expulsion pour récupérer son bâtiment

Expulsion légale mais au mépris de la justice pour la bâtonnière

L'avocate qui défend le collectif de migrants a estimé que la décision d'expulser ces migrants était "légale mais immorale".  Pour la bâtonnière Dominique Clemang, il était également "compliqué de plaider" après l'expulsion. L'avocate pointait tout de même un "mépris de la justice, une situation surréaliste, jamais vu à Dijon".

Pour Me Dominique Clemang qui défend le collectif, "la situation est "surréaliste, du jamais vu".

Le collectif de défense des migrants a également manifesté devant la préfecture de Côte-d'Or. La police est intervenue. La circulation des tramways a été interrompue quelques minutes. Les tramways circulent à nouveau à Dijon.

Le tribunal de Grande Instance de Dijon rendra sa décision le 10 octobre

Une situation totalement intolérable pour de militants associatifs, venus soutenir au tribunal, en nombre, les personnes expulsées. Certains ont déjà hébergé des demandeurs d'asile à la rue "parce qu"on ne peut pas accepter de laisser quelqu'un se noyer sous nos yeux, et c'est un peu l'impression qu'on a, quand on laisse quelqu'un à la rue" précise côte-d'orienne qui a préféré garder l'anonymat.

La question ne s'st pas posée pour cette côte-d'orienne, c'était une évidence

Cette autre militante bourguignonne, a elle aussi, accueilli chez elle, des personnes en situation irrégulière et pense qu'elle le fera à nouveau.

Portrait croisé de deux bourguignonnes qui ont hébergé des demandeurs d'asile à la rue

Le collectif des défense des migrants a suivi l'audience "inutile" au TGI de Dijon - Radio France
Le collectif des défense des migrants a suivi l'audience "inutile" au TGI de Dijon © Radio France - Stéphanie Pérenon
Les migrants brandissaient des slogans devant le tribunal de Dijon pour exiger un logement décent  - Radio France
Les migrants brandissaient des slogans devant le tribunal de Dijon pour exiger un logement décent © Radio France - Stéphanie Pérenon
Le terrain ouvert par la mairie de Dijon et où se sont installées dans l'urgence les personnes expulsées du squat de Chenôve.  - Radio France
Le terrain ouvert par la mairie de Dijon et où se sont installées dans l'urgence les personnes expulsées du squat de Chenôve. © Radio France - Stéphanie Perenon
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