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Faits divers - Justice

Audincourt : condamné pour avoir avait menacé de mort des éleveurs venus lui réclamer leurs chiens

Il achetait des chiens de races avec des chèques sans provisions. Suspectant des mauvais traitements, un groupe d'éleveurs s'est rendu à son domicile d'Audincourt. L'homme de 51 ans les aurait reçu avec une arme de poing. Malgré ses dénégations, il a été condamné à deux ans de prison.

Marie-Ange et Lolita, éleveuse à Hyèvre-Magny près de Baume-les-Dames
Marie-Ange et Lolita, éleveuse à Hyèvre-Magny près de Baume-les-Dames © Radio France - Christophe Beck

Hyèvre-Magny, France

C'est par un avis de recherche sur Facebook que les éleveurs parviennent à décrocher l'adresse de l’acquéreur indélicat à Audincourt. L'homme de 51 ans était venu leur acheter des chiens de race avec des chèques sans provision.

Soupçonnant de la maltraitance, en plus de l'escroquerie présumée, les éleveurs ont donc décidé d'aller sonner à sa porte, mercredi dernier, prétextant la livraison d'un colis. A l'évocation de son nom, un premier chien s'échappe de l'appartement. L'hôte de lieux entre dans une colère noire et, selon les éleveurs, se saisit d'une arme de poing pour menacer le groupe

"Nous voulions surtout sortir les chiens de là, car nous avions eu écho de maltraitance". 

"Au départ, on a voulu tout faire dans les clous, avec une plainte à la gendarmerie de Baume-les-Dame et au commissariat de Montbéliard qui ne nous ont pas pris au sérieux. On a donc décidé d'aller toutes seules voir ce monsieur. Dès notre arrivée, on a prévenu la police, pour éviter que ça dégénère", explique Marie Ange Lefèbvre, qui possède un élevage à Hyèvre-Magny près de Baume-les-Dames. "Notre objectif est avant tout de sortir les chiens de là, car on avait eu écho d'une maltraitance assez hard, par rapport aux animaux. Ce qu'on ne supporte pas." ajoute Lolita, la fille de Marie-Ange, elle aussi à la tête d'un élevage d'Américan Staff. 

Lolita et Marie-Ange voulaient surtout sortir les chiens de cet contacte de maltraitance.

L'homme conteste ces menaces avec arme, affirmant avoir été lui même poussé à terre et frappé. Mais tous les témoignages concordent, y compris celui d'un voisin étranger à l'affaire. L'arme décrite avec précision, un calibre 12, sera retrouvée aux coté d'un fusil à pompe et de cartouches modifiées avec des billes de plombs "qui peuvent tuer", selon les enquêteurs. 

Un autre chien est découvert dans la salle de bain, dans un état de santé pitoyable. Mais le trafic présumé fera l'objet d'une autre audience.  Pour le procureur Swen Morel, les menaces de morts sont constituées. L'impressionnant pedigree du prévenu avec 26 condamnations ne plaide pas en sa faveur. 

Maitre Marion Gonet pour la défense s'interroge sur les motivations prétendument pacifiques de l'équipée d'éleveurs. Elle cite des commentaires sur Facebook, postérieurs à cette affaire ou certains d'entre eux se vantent d'une opération musclée. 

Le tribunal suivra les réquisitions : 24 mois prison pour détention d'arme et menace de mort, avec maintien en détention. L'homme annonce son intention de faire appel. 

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