Autocollants racistes et néonazis à Orléans : le jeune homme interpellé reconnaît être l'auteur des collages
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La procureure de la République d'Orléans indique, dans un communiqué transmis ce vendredi soir, que le jeune homme interpellé mercredi a reconnu, en garde à vue, avoir collé des stickers racistes, islamophobes et néonazis dans l'espace public à Orléans. Il sera jugé le 16 juin prochain.
Interpellé mercredi 21 mai en début de soirée, le jeune homme de 19 ans, suspecté d'avoir collé des stickers racistes, islamophobes et comportant des symboles néonazis sur le mobilier urbain de la ville d'Orléans, a reconnu ces faits en garde à vue. La procureure de la République d'Orléans Emmanuelle Bocheneck-Puren indique, par un communiqué, que le suspect a été déféré ce vendredi au parquet, à l'issue de sa garde à vue.
Poursuivi pour "provocation publique à la haine, à la violence et à la discrimination en raison de la religion, apologie publique de crime ou de délit, et port ou exhibition d’uniforme, d’insigne ou d’emblème rappelant ceux d’une organisation déclarée criminelle par le tribunal militaire de Nuremberg", l'Orléanais sera jugé le 16 juin prochain, annonce la procureure, dans le cadre d'une procédure dite de comparution à délai différé, devant le tribunal correctionnel. En attendant cette date, il est placé sous contrôle judiciaire "strict" et a notamment reçu l'interdiction de participer à une manifestation sur la voie publique.
Lors de sa garde à vue, ce jeune de 19 ans a apporté des précisions sur ces collages effectués en centre-ville d'Orléans, mais aussi sur le campus universitaire de La Source. Selon la procureure, il a expliqué avoir acheté lui-même ces autocollants, sur un site en ligne qui a depuis fermé suite à la condamnation de son propriétaire par le tribunal d'Évreux. Il a également indiqué avoir procédé seul aux collages dans la nuit du 11 au 12 mai.
Parmi les autocollants repérés notamment rue de Bourgogne par ICI Orléans, certains faisaient référence à la "Brigade Puaud", du nom d'Edgar Puaud, "ancien militaire français ayant commandé la division SS Charlemagne du régime nazi " rappelle le parquet d'Orléans. D'autres symboles nazis, et néonazis, comme le soleil noir, étaient visibles sur les autocollants. Mais le jeune homme de 19 ans arborait également ces symboles sur ses vêtements, comme l'ont confirmé les investigations. Il a été repéré portant "un tee-shirt supportant un totenkopf, un crâne utilisé en symbole par les organisations SS du régime nazi" explique la procureure. Des images du suspect participant à la manifestation de militants d'ultradroite à Paris, le 10 mai, à l'appel d'un groupuscule néofasciste, ont également circulé, comme l'a révélé le média d'investigation en ligne Reflets.info.
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