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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Menaces, insultes racistes, barrages forcés : la mobilisation des Gilets jaunes émaillée d'incidents

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que 27.000 gilets jaunes se sont mobilisés ce lundi, plusieurs manifestants sont jugés en comparution immédiate. La mobilisation, endeuillée par la mort d'une manifestante percutée par une automobiliste, a fait plus de 500 blessés. 183 personnes ont été placées en garde à vue.

Des gilets jaunes rassemblés à Frontignan (Hérault), le 19 novembre 2018.
Des gilets jaunes rassemblés à Frontignan (Hérault), le 19 novembre 2018. © AFP - PASCAL GUYOT

Plusieurs incidents ont entaché le mouvement des Gilets jaunes mobilisés contre la hausse des prix des carburants depuis samedi dans toute la France. Les opérations de blocage se poursuivent ce lundi ciblant principalement des autoroutes mais aussi des dépôts pétroliers. Environ 27.000 manifestants se sont rassemblés en 350 endroits. 

Des incidents en marge de plusieurs rassemblements ont fait un mort. Au total,  183 personnes ont été placées en garde à vue et plusieurs manifestants et contre-manifestants jugés en comparution immédiate ce lundi.

Suivez la troisième journée de mobilisation des "gilets jaunes" dans notre direct

Des barrages forcés et plusieurs blessés

À Livron dans la Drôme, un manifestant écarté du barrage par ses camarades a tiré plusieurs coups de feu en l'air avant de foncer sur un petit groupe de gilets jaunes dimanche soir. Il a été molesté et sa voiture incendiée. Un gilet jaune a été blessé aux jambes par la voiture.

Dans le Gard, un gendarme a été gravement blessé ce lundi après-midi alors qu'il sécurisait un ralentissement de voitures causé par les blocages des gilets jaunes. Il a été éjecté de son véhicule et hospitalisé. 

À Charleville-Mézières (Ardennes), un automobiliste qui a blessé trois manifestants lors de la mobilisation  samedi va être présenté à un juge en vue de sa mise en examen ce lundi soir, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne. L'un des manifestants est toujours hospitalisé entre la vie et la mort.

Dans le Béarn, un quadragénaire qui a percuté trois manifestants samedi a comparu devant le tribunal correctionnel ce lundi. Il a demandé un délai pour préparer sa défense. L'incident a été filmé par un manifestant.

Les trois victimes qui ont témoigné au micro de France Bleu Béarn se disent choquées.

À Guéret dans la Creuse, un homme a tenté de forcer un barrage ce lundi. L'intervention de la police a permis le dégagement de la situation, mais la tension est montée. L'automobiliste a été interrogé par les policiers sur place.

En Dordogne, des gilets jaunes ont crevé les pneus d'une conductrice qui tentait de forcer un barrage samedi.

À Dijon, la police a lancé un appel à témoins ce lundi après-midi après l'accident dont a été victime un quadragénaire, dimanche, sur un barrage des gilets jaunes. L'homme souffre de plusieurs fractures.

Des extorsions pour pouvoir passer les barrages ? 

Dans le Calvados, la justice est en train d'enquêter sur des possibles faits d'extorsions qui auraient été commis à l'encontre d'automobilistes bloqués sur le périphérique de Caen."Quand on commence à contraindre des personnes à donner de l'argent pour pouvoir passer un barrage, ce sont des faits graves" prévient la procureure. 

Plusieurs gilets jaunes et automobilistes au tribunal dès ce lundi 

A Toulouse, un automobiliste a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir ayant renversé un gilet jaune. Le conducteur, frappé par d'autres manifestants, dit avoir eu peur et a présenté ses excuses à la victime.

Dans le Loiret, un homme de 34 ans a écopé de six mois de prison ferme ce lundi pour avoir forcé un barrage samedi. Il souhaitait faire un plein d'essence avant d'aller travailler. Personne n'a été blessé. 

À Strasbourg c'est un gilet jaune qui a été condamné lundi par le tribunal correctionnel à quatre mois de prison ferme pour mise en danger de la vie d'autrui et entrave à la circulation. Ce soudeur de 32 ans était poursuivi pour avoir formé samedi une chaîne humaine sur l'autoroute A35 à Strasbourg et traversé le terre-plein central avec quatre autres manifestants.

En Sarthe, deux automobilistes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, au lendemain d'incidents sur deux barrages installés par des gilets jaunes. Un gendarme a été blessé à Champagné. À Cherré, un militaire a du sortir son arme.

A Reims, des gilets jaunes seront jugés pour violences le 4 décembre prochain. Ils auraient agressé un automobiliste et six policiers pendant un blocage samedi dernier. La victime affirme que la bagarre est partie des reproches de plus en plus vifs qui lui ont été faits, du fait de l'absence d'un gilet jaune sur son tableau de bord. Les policiers qui sont intervenus ont également été pris à partie. 

Une femme victime d'insultes racistes et un couple homosexuel agressé

À Cognac, en Charente, une automobiliste noire a été la cible de propos racistes. Sur la vidéo de l'agression diffusée par La Charente libre on voit la jeune femme invectivée alors qu'elle tente de circuler. "Retourne chez toi, retourne dans ton pays", "Dégage" ou encore "Casse-toi pouffiasse !" lui lance certains manifestants.

Selon les informations de La Voix de l'Ain, un conseiller municipal de Bourg-en-Bresse a été victime "d'une violente agression" samedi, alors qu'il se rendait en voiture, avec son compagnon, dans un hypermarché. Des manifestants ont tenté d'arracher les deux hommes de leurs sièges. "J'ai entendu certains manifestants dire : 'Je le reconnais, c'est un pédé'" a témoigné Raphaël Duret.

Des commerces envisagent de porter plainte

Dans le Loiret, le directeur d'un Hyper U de Baule a annoncé son intention de porter plainte après les manifestations de samedi. Contraints de réduire son activité, il assure avoir "perdu entre 90 et 95%" de son "chiffre d'affaire."

Des commerçants héraultais s’inquiètent également d'une baisse de la fréquentation. 

En Corse, la récolte des clémentines a été stoppée en raison des manifestations sur le continent.

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