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Faits divers – Justice

Aux assises de la Creuse, 10 ans requis à l'encontre de Nicolas D.

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Par , France Bleu Creuse

Le jeune homme (23 ans) comparait pour les viols de trois enfants, en 2016. Dans son réquisitoire, l'avocat général a retenu une "altération du discernement" chez l'accusé. Pour Thibault Fouris, les viols ne font aucun doute... pas pour l'avocate de la défense, Maitre Bonnin-Bérard.

Le jury s'est retiré pour délibérer
Le jury s'est retiré pour délibérer © Radio France - Olivier Estran

Guéret

Mercredi matin, dans son réquisitoire, l'avocat général Thibault Foury a un retenu un élément fondamental : l'altération du discernement. Autrement dit, au moment des faits, l'accusé ne pouvait pas prendre la mesure complète de l'horreur de ses actes. Parce qu'intellectuellement, Nicolas D. est très limité, parce qu'il a d'importantes carences affectives et de compréhension, des éléments mis en évidence mardi par plusieurs experts.

"Il n'empêche, Nicolas D. a contraint ses victimes. Il avait un ascendant sur elles, une autorité". Les trois enfants, 6, 11 et 14 ans, avaient peur de lui, notamment de son couteau qu'il manipulait régulièrement. L'avocat général n'a pas insisté sur ce couteau, n'ayant pas suffisamment d'éléments pour dire s'il a servi à contraindre les victimes.

Lire aussi : Quelle peine pour Nicolas D. ?

La victime la plus jeune, 6 ans, ne pouvait pas résister, dire non à un jeune homme massif (1,75m - 120 kilos à l'époque), défoncé aux produits stupéfiants.

Pour l'avocat général, il ne fait aucun doute que les trois victimes ont été violées, et qu'il y a eu aussi des atteintes sexuelles. Les deux victimes les plus âgées auraient en effet pénétré leur agresseur sous la contrainte, par peur.

Nicolas D. n'a rien dit

Dans sa plaidoirie, Emilie Bonnin-Bérard a tenté de ramener les faits à une moindre mesure.

S'appuyant sur un rapport médical réalisé dix jours après les faits, et sur les déclarations de son client, elle assure que la victime la plus jeune a été pénétrée "très superficiellement".

Pour les deux victimes les plus jeunes, l'avocate met en avant l'absence de structure mentale chez son client. Un manque qui fait de lui, non pas un adulte, mais un jeune garçon, comme ses victimes, et crée chez lui une confusion sexuelle.

Maitre Bonnin-Bérard, assure que la victime la plus âgée était consentante, à la recherche d'une expérience sexuelle.

Dernier invité à prendre la parole, Nicolas D. n'a pas souhaité s'exprimer.

Les jurés se sont retirés pour délibérer, à midi.