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Faits divers - Justice

Aux Assises de la Creuse, quelle peine pour Nicolas D. ?

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Par , France Bleu Creuse

Depuis le vendredi 25 janvier, Nicolas D., 20 ans à l'époque des faits, comparait pour les viols de trois enfants, âgés de 6, 11 et 14 ans. C’était en 2016 dans une structure d’accueil d’Azérables. Mardi, plusieurs experts ont témoigné. Le verdict est attendu ce mercredi.

Anthony, le père de deux des trois victimes de Nicolas D.
Anthony, le père de deux des trois victimes de Nicolas D. © Radio France - Fabien Arnet

Guéret

Ce mercredi, Thibault Fouris prendra la parole dès 9 heures.  Ce sera la première réquisition du jeune avocat général, et elle sera lourde de conséquences pour Nicolas D. et ses jeunes victimes. Dans la foulée, Emilie Bonnin-Bérard, l'avocate de l'accusé, tentera de défendre la parole de son client, que certains confrères ont mise en doute mardi en fin d'audience.

Expertises contraires

Au troisième jour du procès, plusieurs experts ont témoigné sans être d'accord sur la personnalité de l'accusé. Le matin, des assistantes familiales ont dressé un portrait, non pas favorable, plutôt attachant de Nicolas D. Et surtout, deux psychiatres ont conclu qu’il souffrait de troubles qui pouvaient altérer son discernement. Dans l’après-midi, changement de ton. Deux autres experts affirment que l'accusé n'a aucun trouble, qu'il est au contraire parfaitement capable de juger ses actes.

Un "formateur" sexuel ?

Un test psychologique, effectué quelques jours après son interpellation, indique même qu’il a les attributs d’un prédateur sexuel. Le psychologue explique que Nicolas D. a pu jouer un rôle de « formateur sexuel » auprès de ses jeunes victimes. La plus jeune, 6 ans, voulait simplement jouer, s'amuser, elle a été violée "à trois reprises" selon son avocate, Marie-Hélène Dubau.

La 2e victime, 11 ans, s’est sans doute soumise sous la menace d’un couteau. Quant au plus âgé, 14 ans, "il était peut-être d’accord pour une découverte sexuelle, certainement pas pour une relation sexuelle", selon le psychologue qui l’a expertisé.

En fin d'audience mardi, Pagoundé Kaboré, l'avocat de deux des trois victimes, s'adressant aux jurés s'est montré très virulent. "Oui il y a eu viol. _Nicolas D. essaie de minimiser sa responsabilité... il ment. Ses victimes n'étaient pas consentantes. Elles ont été contraintes, parfois avec un couteau". Depuis le premier jour, Maitre Bonnin-Bérard affirme au contraire que son client "est transparent, quitte parfois à témoigner contre ses intérêts"._

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