Faits divers – Justice

Avenue Leclerc au Mans : moins de bancs, moins de délinquants ?

Par Julien Jean et Julie Le Duff, France Bleu Maine mardi 13 septembre 2016 à 18:28

Il n'y a plus de banc au pied du monument Léon Bollée
Il n'y a plus de banc au pied du monument Léon Bollée © Radio France - Julien Jean

Pour répondre à des riverains excédés, la ville du Mans met en œuvre plusieurs mesures pour essayer de réduire la délinquance grandissante dans ce secteur du centre-ville, situé entre la gare et la préfecture. Une première étape, selon l'adjoint à la sécurité publique.

Christophe Counil le reconnait : l'adjoint à la sécurité avoue que la ville a "trop tardé" à répondre à l'inquiétude des habitants du quartier de l'avenue du Général-Leclerc. Des riverains qui avaient vertement interpellé le maire du Mans lors de sa visite sur place début septembre, comme l'ont relaté nos confrères du Maine Libre. C'est là que les dealers se sont installés depuis qu'ils ont été délogés de la rue du Docteur Leroy, puis de la Place de la République.

Bancs retirés, haies coupées

Dont acte. Depuis, la mairie a fait retirer les bancs publics "squattés" par les marginaux, et couper les haies pouvant servir de cache pour la drogue. L'éclairage a été amélioré avec l'installation de nouvelles ampoules plus puissantes et les patrouilles de la police municipale ont été renforcées, en attendant l'installation de deux ou trois caméras de surveillance. Une solution qui ne convainc pas l'ensemble des riverains, même si tous reconnaissent qu'il fallait agir.

On ne fait que déplacer le problème - un riverain de l'avenue du Général-Leclerc

"Avant, c'était rue du Docteur-Leroy, alors on a mis une grille [passage des Arcades, NDLR] et le problème s'est reporté ici. Ça va être pareil, ça va se reporter 200 mètres plus loin", soupire cet habitant. Sans compter ceux qui regrettent la disparition des bancs publics pour les personnes âgées. "C'est une action visible, qui montre une première réaction", tempère Christophe Counil. "Les bancs, les haies coupées, c'est pour empêcher un peu de trafic ; ça ne règlera jamais le problème, mais ça peut y contribuer".

Travail sur le long terme

Le sentiment d'insécurité sera long à effacer. Des habitants nous ont confié ne plus vouloir emprunter l'avenue du Général-Leclerc. Ces premières mesures ont ramené un peu de calme dans le quartier, mais les riverains s'interrogent sur leur efficacité dans la durée. Christophe Counil promet un suivi sur le long terme : "Travailler sur la propreté, sur une présence renforcée des équipes de tranquillité publique, sur la gestion des épiceries et en général des commerces qui peuvent poser problème : on a un certain nombre de points sur lesquels ont est d'accord et sur lesquels on va avancer".

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