Faits divers – Justice

Trois ans de prison avec sursis pour une dizaine d'agressions sexuelles en Vaucluse et dans la Drôme

Par Kevin Dufreche, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Vaucluse et France Bleu mercredi 18 octobre 2017 à 16:23

Un ancien médecin de l'Isle-sur-la-Sorgue a été condamné à trois ans de prison avec sursis pour agressions sexuelles.
Un ancien médecin de l'Isle-sur-la-Sorgue a été condamné à trois ans de prison avec sursis pour agressions sexuelles. © Radio France - Aurélie Lagain

Un ancien médecin a été condamné ce mercredi à trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Avignon. Il était accusé d'agressions sexuelles par une dizaine d'anciennes patientes.

Il était visé par une dizaine de plaintes pour "agression sexuelle". Daniel Allègre, ancien médecin à l'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) et à Suze-la-Rousse (Drôme), a été condamné à trois ans de prison avec sursis et à cinq ans d'interdiction d'exercer un métier impliquant du contact physique.

Radié de l'Ordre des médecins en 2012

Les faits se sont tous déroulés dans le cadre de son activité. Radié par le conseil de l'Ordre des médecins en 2012, il était devenu ostéopathe et magnétiseur.

Une dizaine de plaintes avaient été déposées contre lui par d'anciennes patientes. Deux de ses victimes se sont constituées parties civiles : chacune recevra 4000 euros de dommages et intérêts. Absent lors de l'audience, on ignore s'il fera appel.

Médecin sans histoire à l'Isle-sur-la-Sorgue pendant plusieurs années, la réputation de Daniel Allegre a commencé à se ternir en 2007. Plusieurs de ses patientes ont commencé à se plaindre du comportement pour le moins bizarre du praticien sexagénaire.

De médecin à "magnétiseur"

L' homme avait déménagé à Suze-la-Rousse (Drôme) où il exerce depuis 2010 le métier d'ostéopathe. Sur internet, on le découvre plutôt "magnétiseur".

Un magnétiseur qui pour soigner ses patientes les soumettaient à de véritables "cérémonies sexuelles" sous prétexte de leur transmettre son fluide énergétique. Certaines ont évoqué de l'hypnose.

À l'audience le 4 octobre, le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis et le tribunal a été encore plus sévère infligeant aujourd'hui une peine de 3 ans avec sursis à l'agresseur sexuel et une interdiction d'exercer une activité impliquant un contact physique pendant 5 ans.