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Faits divers - Justice

Ballots de cocaïne échoués sur le littoral : deux grands précédents en Loire-Atlantique et en Vendée

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Les plus d'une tonne de cocaïne récupérée, ces derniers jours, sur toute la façade atlantique française, du Pays-Basque jusqu'au Finistère n'est pas une première. En 2004 et en 2007, plusieurs dizaines de ballots s'étaient également échoués sur les côtes de Loire-Atlantique et de Vendée.

La gendarmerie de Poitiers présente à la presse, en mars 2007, les plus de 460 kilos de cocaïne saisis sur le littoral Atlantique, depuis le mois de janvier.
La gendarmerie de Poitiers présente à la presse, en mars 2007, les plus de 460 kilos de cocaïne saisis sur le littoral Atlantique, depuis le mois de janvier. © Maxppp - D.Bordier

Pays de la Loire, France

Chaque jour ou presque, un nouveau ballot de cocaïne s'échoue sur une plage du littoral Atlantique. Depuis la mi-octobre, plus d'une tonne de drogue a déjà été récupérée par les policiers et gendarmes, a indiqué ce mardi après-midi, Philippe Astruc, le procureur de la République de Rennes. Cette affaire n'est pas sans en rappeler deux autres. En 2004 et en 2007, plusieurs dizaines de paquets soigneusement emballés dans des sacs plastifiés s'étaient échoués sur les plages de tout le littoral, y compris sur celles de Loire-Atlantique et de Vendée. 

Plusieurs ballots de drogue exposés par les gendarmes, en 2007.  - Maxppp
Plusieurs ballots de drogue exposés par les gendarmes, en 2007. © Maxppp - D.Bordier

Plus d'une tonne de cocaïne retrouvée en 2004

Il y a 15 ans, le scénario s'était déroulé de manière très similaire. Un premier ballot s'était échoué sur une plage, puis deux, puis dix. Les enquêteurs avaient fait face à une "marée blanche", d'une ampleur équivalente à celle d'aujourd'hui. En l'espace de quelques semaines, plus d'une tonne de drogue était arrivée en France par la mer. L'histoire s'était répétée trois ans plus tard. 

C'est mieux que de gagner au loto, évidemment que ça va attirer les convoitises.

L'océan avait rejeté des paquets suspects lors du premier dimanche de l'année 2007. Ces derniers avaient été repérés par des badauds qui les avaient ramenés à la gendarmerie la plus proche. "On peut dénombrer 25 ballots sur une période d'un mois pour une quantité qui avoisine les 450 kilos, confiait à l'époque Thierry Bertron, le commandant en second de la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers en charge de l'enquête. "On peut largement supposer qu'il y en a d'autres et que nous soyons confrontés à ce genre de rejets par l'océan." Plus de 20 kilos de drogue avaient notamment été trouvés près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée, ce qui avait poussé les autorités à faire surveiller les plages du secteur pendant plusieurs jours. 

L'affaire avait rapidement fait grand bruit et inquiété les gendarmes qui redoutaient l'arrivée d'une foule de trafiquants à la recherche de ces fameux ballots. "C'est mieux que de gagner au loto, souriait un enquêteur à l'époque, évidemment que ça va attirer les convoitises." Dans la plus grande discrétion, la gendarmerie avait alors lancé "une grande opération de ratissage du littoral". Plusieurs dizaines de militaires, de policiers et de douaniers avaient été déployés pour passer au peigne fin l'ensemble des plages vendéennes. Un hélicoptère avait même été mobilisé pour effectuer des survols à basse altitude. 

Plus de 460 kilos de cocaïne avaient été retrouvés en 2007 sur le littoral Atlantique.  - Maxppp
Plus de 460 kilos de cocaïne avaient été retrouvés en 2007 sur le littoral Atlantique. © Maxppp - D.Bordier

Plusieurs hypothèses émises à l'époque

Dans le même temps, le vice-procureur adjoint de Rochefort, en Charente Maritime, Pierre Aurignac, lançait un appel à la population. "Si vous trouvez un paquet, il faut bien évidemment contacter la gendarmerie car une personne qui souhaiterait conserver ces produits pour en faire un mauvais usage encourt 10 ans de prison." Ces derniers jours, le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, et les préfectures concernées ont eux aussi donné ces consignes tout en rappelant que "la consommation de ces stupéfiants est très dangereuse" car très pure, à plus de 83%. 

On a simplement gardé des échantillons de façon à pouvoir les comparer par rapport à toutes les découvertes que l'on peut faire

Un pourcentage qui s'avère similaire à la drogue saisie en 2007. "Habituellement, en France, la cocaïne, c'est entre 20 et 70, 80%, là on est plutôt dans le haut de gamme", analysait à l'époque Patrick Murat, chef de service de toxicologie et pharmacocinétique du CHU de Poitiers. "Elle est destinée à être coupée pour augmenter le bénéfice. Elle est coupée avec différents produits. D'abord des produits plutôt inoffensifs comme du talc ou du plâtre mais aussi avec des médicaments, des anesthésistes locaux ou des antalgiques comme l'aspirine ou du paracétamol de façon à ce que la descente après soit plus supportable."

Côté enquête, les gendarmes avaient privilégié la piste de ballots jetés à la va-vite par des trafiquants pour éviter "un contrôle au large des cotes espagnoles", expliquait le commandant en second de la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers. D'autres hypothèses avaient également été étudiées comme la chute d'une partie de la cargaison des trafiquants suite à du mauvais temps en mer. Quant à la drogue, elle avait été réunie en un même lieu pour y être brûlée devant les caméras et les objectifs de toute la France. "On a simplement gardé des échantillons de façon à pouvoir les comparer par rapport à toutes les découvertes que l'on peut faire", ajoutait un enquêteur dans cette affaire hors-norme. 

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