Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Barrage de Sivens : des traces d'explosif sur les vêtements du manifestant mort

mardi 28 octobre 2014 à 18:10 - Mis à jour le mardi 28 octobre 2014 à 18:34 Par Thibaut Lehut, France Bleu Occitanie

La mort du manifestant tué sur le site du barrage de Sivens dimanche semble bien avoir été causée par une grenade lancée par les gendarmes. C'est ce qu'a annoncé le procureur d'Albi ce mardi.

Claude Dérens, procureur de la République d'Albi
Claude Dérens, procureur de la République d'Albi © Maxppp

"On a retrouvé des traces de TNT sur certains scellés provenant des effets vestimentaires de la victime". Le procureur de la République d'Albi a confirmé ce mardi que les résultats pratiqués sur les affaires de Rémi Fraisse "orientent l'enquête", car le "TNT fait partie de la composition des grenades lacrymogènes ou offensives utilisées par les gendarmes". C'est donc bien l'une de ces grenades qui semble avoir causé la mort du jeune homme. Est-il d'ores et déjà possible de conclure à une bavure des gendarmes ?  "Non, à mon avis, non", a répondu le procureur. "Mais ça, c'est l'enquête qui le déterminera".Reste donc à éclaircir les circonstances du drame, alors que des heurts opposaient les manifestants aux forces de l'ordre au moment où la victime était tuée. Les accusations de "violences policières" ont suscité une vague de manifestations, voire de heurts, dans plusieurs villes de France, dont Albi, où les CRS ont patrouillé en nombre mardi. Par mesure de prévention, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé qu'il suspendait l'usage des grenades offensives.

Vive tension politique

L'affaire a également tendu le climat politique. Plusieurs élus écologistes ont reproché au gouvernement sa gestion de la crise, et réclamé le retrait du projet de construction du barrage dans cette réserve naturelle. Le Front de Gauche a de son côté demandé la démission du ministère de l'Intérieur. Prônant l'apaisement, François Hollande a promis de faire "toute la vérité sur ce qu'il s'est passé".

> Noël Mamère : "On ne construit pas un barrage sur un cadavre" Pour tenter de faire redescendre la tension, la famille de Rémi Fraisse a appelé "au calme", notamment pour éviter de nouveaux débordements dans les cortèges et "ne pas répondre à la violence par la violence". Les proches de la victime ont par ailleurs déposé une plainte pour "homicide volontaire" et pour "violences ayant entraîné la mort dans intention de la donner". C'est le parquet de Toulouse qui poursuivra l'instruction, puisque le procureur d'Albi s'est déssaisi à son profit. C'est en effet du ressort du pôle criminel de Toulouse  d'instruire des faits commis par des militaires de la gendarmerie, dans le Tarn.

barrage tarn  - Aucun(e)
barrage tarn